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Ce blog se propose de faire découvrir quelques films (principalement muets)
moins connus de l'âge d'or du cinéma, à ce jour plus de 800 films ...
Premier message le 09.06.2010 :
Lazybones


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mercredi 9 juin 2010

Lazybones - Frank Borzage - 1925



Buck Jones... Lazybones

Madge Bellamy... Kit

Virginia Marshall... Kit as a girl

Edythe Chapman... Mrs. Tuttle

Leslie Fenton... Dick Ritchie

Jane Novak... Agnes Fanning

Emily Fitzroy... Mrs. Fanning

Zasu Pitts... Ruth Fanning

William Bailey... Elmer Ballister

80 minutes

Steve Tuttle surnommé "Lazybones" car il est a man as slow as molasses in winter (Buck Jones) est le bon vivant contemplatif de son village. Il s'endort à peu près n'importe où ... et reporte au lendemain les petits travaux usuels. Il est amoureux d'Agnes (Jane Novak),  l'une des filles de Mme Fanning (Emily Fitzroy), une femme acariâtre et dominatrice. Dick Ritchie est le Beau Brummel banquier de la ville (Leslie Fenton). Mme Fanning aimerait que Ruth, sa 2e fille, (Zasu Pitts) partie étudier en ville depuis deux ans, revienne et l'épouse. Elle la menace d'aller la chercher tant et si bien que la pauvre Ruth n'a pas d'autre choix que de revenir, alors qu'entre temps elle a eu une petite fille d'un marin décédé en mer qu'elle avait épousé par amour sans l'annoncer à sa mère.

Désespérée, elle pose le couffin de son bébé à terre et se jette dans la rivière. Lazybones la sauve et promet de s'occuper de la petite jusqu'à ce que les choses s'arrangent pour Ruth. Soulagée mais triste Ruth retourne chez sa mère et finit par épouser Dick Ritchie. Toute la ville ne tarde pas à se moquer de Lazybones qui garde soigneusement le secret sur la provenance du bébé, avec l'aide de sa maman qui l'a toujours soutenu ...



Un film tendre et mélancolique sur le temps qui passe, le tout enrobé d'un humour fin et léger et le soutien de merveilleux acteurs qui expriment à merveille toute une palette d'émotions. Les deux filles victimes du personnage strict de la mère, elle-même victime des convenances, sont extrêmement touchantes. Ruth (Zasu Pitts) est particulièrement convaincante en mère qui se meurt sans pouvoir être reconnue en tant que telle. La mère de Lazybones (Edythe Chapman) campe une magnifique femme pleine de douceur, d'amour et de sagesse.
Madge Bellamy est très attachante dans le rôle de Kit, une jeune femme dynamique pleine de charme.

Buck Jones est magnifique d'indolence. Son beau visage sérieux s'illumine d'expressions d'une grande tendresse : il exprime avec sobriété de belles émotions et émet quelques sages opinions dans ce beau rôle : celui d'un homme empli d'amour, aimant sans contrepartie et se languissant, fidèle à lui-même. 
Lazybones n'est pas consciemment tourné vers la nature - il est la nature, viscérale et inconsciente. Il est introduit dans le film somnolant, les pieds couverts de toiles d'araignée, oscillant entre les identités humaines et végétales. Sa figure endormie épouse exactement les courbes de l'arbre depuis lequel il pêche, par exemple.

La nature environnante évolue en fonction de la subtilité des scènes et de l'humeur des protagonistes et les images sont superbes.

La générosité, la confiance et l'amour sont toujours payants, d'une manière ou d'une autre. Mais le fatalisme est une pente que jamais on ne gravit !

Malheureusement il semble que ce petit bijou n'ait pas marché à sa sortie et que les spectateurs attendaient de Buck Jones le même genre de film qu'il tournait, à savoir les westerns. C'est fort dommage, car Buck Jones est vraiment excellent dans ce rôle, un visage magnifique et une vraie prestance.
A relever aussi la prestation d'Emily Fitzroy, en mère inflexible et pétrie de toutes les vertus que l'on retrouve aussi dans Way Down East de D.W. Griffith avec Liliane Gish, dans un rôle du même acabit.
 

Mon Frank Borzage favori (même si d'autres films sont peut-être plus aboutis, ou plus "spectaculaires", même si j'aime beaucoup Lucky Star, Street Angel ou 7th Heaven ...)
A ce jour, ce film se trouve sur le coffret (immense) Murnau, Borzage - Fox à un prix très élevé. Par contre les films présentés en valent la peine !



“If I had to choose between Elmer and the itch, I’d start scratchin” ! - C'est pas pour dire, mais moi aussi ! ;-)

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