Bienvenue !

BIENVENUE !
Ce blog se propose de faire découvrir quelques films (principalement muets)
moins connus de l'âge d'or du cinéma, à ce jour plus de 850 films ...
Premier message le 09.06.2010 :
Lazybones


Retrouvez-nous sur FB, ou suivez le flux RSS de ce blog en cliquant sur les icônes à votre droite ! Follow us on FB or get the feed!


Enregistrer

Rechercher dans ce blog

Archives du blog

samedi 21 avril 2012

Chechahcos (The) - Lewis H. Moomaw - 1924



William Dills... 'Horseshoe' Riley
Albert Van Antwerp... Engineer Bob Dexter
Eva Gordon... Mrs. Margaret Stanlaw (as Miss Eva Gordon)
Baby Margie... Baby Ruth Stanlaw
Alexis B. Luce... Gambler Richard Steele
Gladys Johnston... Ruth Stanlaw
Guerney Hays... Pierre, Steele's Henchman (uncredited)
H. Mills... Engineer (uncredited)
Howard Webster... Professor Stanlaw (uncredited)

87 minutes

En 1897, de nombreux Chechahcos (tenderfoots ou pieds tendres dans un dialecte local) se ruent en Alaska où de l'or est découvert. Sur un bateau plein à craquer Mme Margaret Stanlaw et sa fille Ruth attendent leur mari et père pendant que le capitaine pousse son bateau à pleine vapeur. Un jeune ingénieur, Bob et son ami Riley, un homme plein d'expérience se lient d'amitié avec la petite fille pendant que la jeune femme chante avec beaucoup de talent dans la salle commune. Un pochard s'en prend à elle et assomme son mari qui tente de la défendre et un joueur qui compte bien faire fortune sans avoir à se fatiguer, Steele, entame une approche alors que la vapeur s'accumule dans la salle des machines surchauffée qui finit par exploser. C'est la débandade, les canots de sauvetage sont pris d'assaut, Bob se fait agresser au couteau par Steele qui s'empare de Margaret évanouie tandis que Riley revient sauver son ami étendu dans les décombres et que la petite Ruth est sauvée par un passager.

A terre au Beaver Camp, les deux amis s’occupent de la petite fille avec soin et découvrent les joies de la maternité pendant que Steele emmène Margaret au plus vite pour empêcher les retrouvailles. Après Beaver Camp c'est la grande marche de 18 heures par le fameux Chilcoot Pass en direction du Klondyke pour arriver au lac Bennett. Durant le trajet les deux hommes apprennent que la mère de Ruth les précède en compagnie de Steele ce qui les rend mal à l'aise tant cet homme leur est apparu malsain. 
Steele s'arrange pour loger chez Pierre et commence à s'approcher de Margaret abattue par la fausse annonce de la mort de sa petite fille. Alors à la recherche d'un logement Riley frappe à la porte de la cabane de Pierre et surprend Steele qui le chasse : en repartant Riley croit voir Margaret dans les bras de Steele par la fenêtre.
A la fonte des neiges le Yukon libère sa glace qui dévale en direction de la mer et le Mont McKinley se découvre devant les rennes venus brouter à ses pieds. Chacun prépare une embarcation qui devrait lui permettre de passer The White Horse Rapids. Malheureusement de nombreux amateurs construiront leur propre cercueil. Dans leur embarcation baptisée Ruth, Riley fait part à Bob de la scène entre-aperçue et les deux amis décident de ne plus rechercher la mère de Ruth qu'ils considèrent comme légère.

Plus tard les deux amis nomment leur mine Golden Girl en l'honneur de la petite Ruth qui est plus précieuse à leurs yeux que tout l'or du monde. 12 ans passent et Ruth devenue grande fête ses 18 ans en compagnie des deux hommes et de Minnie, leur gentille aide indienne. Ruth éprouve un tendre sentiment pour Bob et les deux jeunes gens se rapprochent sous les yeux attendris de Riley et de Minnie.

A 9h00 de là par traineau tiré par des chiens, dans une petite ville nouvellement bâtie appelée Mason, Steele possède maintenant the Miner's Rest, le saloon dans lequel Margaret chante chaque soir. Un jour Bob s'y rend refaire le plein de victuailles et entend Margaret chanter pendant que Steele surveille la scène. Bob se détourne de Margaret mais celle-ci le reconnait et le prie de lui laisser une chance de lui expliquer les raisons de son départ avec Steele et lui demande, les larmes aux yeux, si sa fille est vivante. Troublé Bob repart en direction de sa mine en emmenant un homme qui n'est autre que Pierre chargé de l'éliminer durant le trajet. Mais Pierre manque se tuer en dévalant un talus et avoue à Bob qui l'a sauvé que Steele veut sa mort. Laissant Pierre derrière lui et n'ayant pu rattraper les chiens enfuis pendant le sauvetage, Bob retourne à la maison où il arrive complètement transi et presque gelé par le froid qui glace les os et brûle les chairs. Grâce à Minnie qui s'empresse de lui faire des compresses de coal oil et finalement sauvé, Bob raconte sa rencontre avec Margaret et le trouble causé par ses aveux.
Riley et Bob sont partagés sur ce qu'il convient de faire mais décident de retourner à Mason lorsqu'ils reçoivent une lettre de Margaret leur annonçant son départ vers la civilisation. Ruth se lance à leur poursuite mais se perd dans l'immense glacier pendant que Bob et Riley s'organisent pour tirer Margaret des pattes de Steele ...



Il est des films comme ça qui vous émeuvent sans que vous en connaissiez forcément les raisons. Celui-ci, peu connu, est très particulier. Tout le film nous montre les immenses étendues de l'Alaska, enneigées et grandioses. C'est aussi semble-t-il la première apparition filmée du Mont MacKinley par la compagnie Alaska Moving Picture Corp dont c'est le seul film.
Aucun acteur n'est connu pourtant vous avez l'impression de les connaitre tant ils paraissent naturels et se montrent attachants. Un peu comme si vous regardiez un reportage reconstituant une vraie histoire qui serait interprétée par les personnes qui l'auraient vécue. Le fait de ne pas connaitre ces acteurs qui sont tous charmants et confondant de vérité accentue le coté réaliste. Une grande bonté et de la douceur se dégagent des interprètes ce qui ajoute une belle dimension supplémentaire.

 Les décors sont extrêmement soignés, la partie sur le bateau est particulièrement émouvante avec une ambiance qui parait authentique et le naufrage : le fait qu'on commémore en ce moment les 100 ans du naufrage du Titanic rajoute des émotions supplémentaires. De nombreuses images prises de loin vous montrent un traineau tiré par des chiens qui serpente en ondulant dans l'immensité immaculée, c'est grandiose. Non seulement les extérieurs sont beaux, mais aussi les plans filmés en intérieurs dans les cabanes (un dénomination qui est peu adéquate en ce qui concerne le logement des deux amis tout de bois construit - magnifique).
Et bien sûr vous avez déjà vu les images de la montée du célèbre Chilcoot Pass que Charlie Chaplin reprendra une année plus tard pour sa célèbre Ruée vers l'or !

Les deux hommes se montrent très attentionnés et plein de douceur avec la petite Ruth qui a une bouille et un charisme à la Shirley Temple avec une tête pleine de bouclettes blondes et les scènes les montrant ensemble sont très sympathiques à regarder. (La mère et la fille ont des cheveux magnifiques)
En fait ce qui est touchant dans ce film c'est l'amitié entre ces deux chics types qui vivent ensemble en bonne entente et qui se montrent capables de parler honnêtement de leurs sentiments et de leur conscience et d'agir en conséquence.

Il semblerait que ce film ait connu un flop à sa sortie et cela parait  incompréhensible car le tout est d'une très grande qualité dans tous les domaines, des décors à la musique, en passant par les images, les intertitres très soignés, les acteurs et j'en passe.
Le seul bémol c'est le final peut-être un peu trop mélodramatique qui finit par devenir peu plausible car on tente de nous faire croire que la jeune fille perdue au milieu du glacier serait en danger non pas à cause des crevasses mais par risque d'être entrainée par des pans de glace s'effondrant dans la mer qui sont visiblement situés sur une côte et non pas dans la région où elle se trouve. Par contre tout le reste du film ne m'a pas paru incongru.

Le rôle de Pierre est tenu par Guerney Hays qui s'occupe de plus du département artistique et des décors ainsi que de la caméra et de la partie électrique et de la lumière.
(Art Department : Sets et Camera and Electrical Department : lighting technician)

La musique d'accompagnement est tout à fait dans le ton, on entend des mélodies connues, comme "ce n'est qu'un au revoir", ou "Home sweet Home".
Si vous en avez l'occasion ne le ratez pas, c'est un très beau film.

Plus de détails sur ce film et des photos




http://karstenslibrary.org/Chechahcos.htm






Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Articles les plus consultés

Membres