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Ce blog se propose de faire découvrir quelques films (principalement muets)
moins connus de l'âge d'or du cinéma, à ce jour plus de 850 films ...
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jeudi 12 avril 2012

Test of Donald Norton (The) - B. Reeves Eason - 1926

George Walsh


George Walsh ...
Wen-dah-ben, aka Donald Nelson
Tyrone Power Sr. ...
John Corrigal (as Tyrone Power)
Robert Graves ...
Dale Millington
Eugenia Gilbert ...
Lorraine (as Eugenie Gilbert)
Evelyn Selbie ...
Nee-tah-wee-gan
Michael D. Moore
Virginia True Boardman
John Francis Dillon
Virginia Marshall

68 minutes

Dans le grand Nord Canadien. L'Hudson Bay Company est le partenaire privilégié des indiens qui y échangent leurs fourrures. Le responsable de ce poste, un homme juste et bon, a adopté un petit indien, Wendahban, qu'il traite avec douceur et que sa femme se charge d'élever avec leur propre fille, Lorraine. Neethaweegan, la mère indienne de Wendahben ne cesse de poursuivre son fils en lui répétant qu'il est indien. Le petit garçon est perturbé et ne comprend pas que sa mère adoptive ne le batte jamais. Il aimerait en outre connaitre son vrai père "blanc".
Devenu adulte et portant le nom de Donald Nelson (Walsh), le propre nom du père de sa mère adoptive, Wendahben est responsable d'un poste pour la compagnie qui la vu grandir. En revenant auprès de sa famille d'adoption, sa mère adoptive lui fait promettre de ne jamais demander Lorraine en mariage car les deux enfants ont développé un sentiment plus fort en grandissant sous le même toit.
De retour à son poste Donald devient ami avec un rival travaillant pour la compagnie Keewatin. Celui-ci va le soigner alors qu'il a contracté une grosse fièvre qui le laisse alité durant une bonne partie de l'hiver.
La saison des peaux étant revenue, un employé ambitieux travaillant pour l'Hudson, Millington (Graves) s'arrange pour remporter la plus grande partie des peaux de la région durant la maladie de Donald et fait entendre au responsable régional, John Corrigal (Power Sr), qu'on ne peut rien attendre d'un sang mêlé. Celui-ci licencie Donald qui finit par travailler pour la compagnie adverse.
Honnêtes et travailleurs les deux hommes s'entourent bien et obtiennent une grande reconnaissance. Millington de son côté obtient les fourrures à vil prix et les indiens commencent à se rebeller. Donald s'interpose et fait comprendre aux indiens qu'ils doivent s'adresser au responsable régional qui surprend les paroles du jeune homme. Corrigal tente de rengager Donald au sein de la compagnie de l'Hudson mais Donald refuse fièrement. 
Chassé et fou de rage, Millington assassine Neethaweegan pour lui dérober son secret, un anneau qu'elle porte dans une poche autour du cou et qui devrait révéler le nom du vrai père de Donald. Découvrant sa mère mourante et toujours ignorant de l'identité de son père, Donald se jette à la poursuite de Millington, poursuivi par Corrigan qui découvre un message laissé par la pauvre femme dessiné sur une peau. Pendant ce temps Lorraine tente de rejoindre Donald en traineau. Une terrible tempête se lève et Lorraine atteint le seul refuge de la piste. Bientôt Millington la rejoint et tente d'abuser d'elle. Donald fait son apparition et un terrible bagarre commence ...

Tyrone Power Sr


Un vraie bonne surprise que ce film. George Walsh est le jeune frère de Raoul Walsh : il porte le film avec aisance grâce à ses expressions très parlantes, un physique avantageux (on reconnait un sportif) et un charme particulier. L'histoire m'a tenue en haleine tout du long, pas une seconde ne m'a parue longue. L'histoire est bien sûr basée sur le fait que Donald est un sang mêlé. On le traite bien mais il ne faut pas abuser, c'est-à-dire qu'il ne faut pas penser qu'il pourra épouser Lorraine ou obtenir un poste à responsabilité. Lorsqu'il comprend que sa parole ne compte pas, Donald s'en va et refait sa vie grâce à un homme qui lui donne une chance, le responsable de la compagnie concurrente qui va lui proposer un poste de responsable régional. Il faut dire que Donald a vécu toute sa vie dans le poste de son père adoptif, un homme qui a obtenu la reconnaissance de Corrigal.
Eugenia Gilbert prête ses jolis traits à Lorraine qui aime quant à elle Donald de tout son coeur en faisant preuve d'un esprit ouvert. A cette époque il aurait été inconvenant que Donald épouse Lorraine et donc on a droit au revirement final habituel que toute personne ayant quelques connaissances de ce type de films connait déjà. De même qu'on devine assez facilement qui est le vrai père de Donald mais on se demande toutefois jusqu'au bout quelles circonstances ont permis cette situation.
Le fait que la vraie mère poursuive son fils sans lui laisser aucun répit provoque le désarroi de Donald qui ne comprend pas son insistance. George Walsh en la personne de Donald exprime une douleur latente permanente en démontrant une profondeur qui dépasse largement une simple apparence et qui ne peut qu'interpeler.
Robert Graves incarne l'affreux Millington avec un grand naturel. Le genre de gars bien élevé de prime abord qui se révèle une vilaine fripouille. La scène dans la cabane qui montre son visage défiguré par l'envie et la rage est terrible et vous glace le sang. Du grand art !
Les images sont très belles, de même la qualité du film de Memory Lane qui est en très bon état pour son âge. Toute l'action semble se passer au Nord, dans la neige et il doit faire froid au vu de la buée qui sort de la bouche des protagonistes qui sont tous vêtus de fourrures épaisses. La bagarre durant la tempête voit les deux antagonistes se battre avec beaucoup d'énergie car ils finissant très dépenaillés.
Beaucoup de scènes avec des chiens de traineaux, de la neige, de beaux paysages, une histoire bien menées et des protagonistes comme on les aime, bref, que du bonheur !

George Walsh est un acteur que l'on n'a pas souvent la chance de voir et c'est fort dommage. Je suis sûre qu'il aurait fait un excellent Ben Hur et bien que reconnaissant que Ramon Novarro excelle dans ce rôle, je trouve navrant que cet acteur ait été viré sans plus d'explication lors du grand ménage effectué par la MGM et L.B. Mayer alors que le tournage avait déjà débuté par Charles Brabin suite à la fusion des studios Goldwyn Pictures, Metro Pictures et Mayer Productions.

http://jimlanescinedrome.blogspot.com/2010/09/movie-playing-cards-5-of-spades-george.html 


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