Bienvenue !

BIENVENUE !
Ce blog se propose de faire découvrir quelques films (principalement muets)
moins connus de l'âge d'or du cinéma, à ce jour plus de 850 films ...
Premier message le 09.06.2010 :
Lazybones


Retrouvez-nous sur FB, ou suivez le flux RSS de ce blog en cliquant sur les icônes à votre droite ! Follow us on FB or get the feed!


Enregistrer

Rechercher dans ce blog

Archives du blog

mercredi 9 janvier 2013

A Woman of the World - Malcolm St Clair - 1925


Pola Negri ...
Countess Elnora Natatorini
Charles Emmett Mack ...
Gareth Johns
Holmes Herbert ...
Richard Granger
Blanche Mehaffey ...
Lennie Porter
Chester Conklin ...
Sam Poore
Lucille Ward ...
Lou Poore
Guy Oliver ...
Judge Porter
Dot Farley ...
Mrs. Bierbauer
May Foster ...
Mrs. Fox
Dorothea Wolbert ...
Annie

70 minutes

En France sur la Riviera. Un homme courtise une belle jeune femme et lui promet la lune. La Countess Elnora Natatorini (Negri) survient alors et découvre l'homme de sa vie dans les bras d'une autre femme. Elle décide donc de se rendre à l'autre bout du monde pour oublier cet homme pour lequel elle s'est fait un tatouage sur l'avant-bras et finit par arriver à Mapple Valley au fin fond de l'Amérique profonde du Middle West où vit l'un de ses cousins par alliance, Sam Poore (Conklin) et sa femme Lou (Ward).
Avant même son arrivée les rumeurs vont bon train dans la petite communauté dont la morale est sauve grâce à son plus fervent défenseur, le procureur général Richard Granger (Herbert). A son arrivée, avec plus de 10 heures de retard du train, Elnora prend un taxi qui est arrêté par une rafle dans un dancing visant à arrêter ou chasser les femmes qui fument ou se montrent trop émancipées par le fervent preux chevalier de la vertu. Granger interpelle la comtesse qui fume en regardant la scène et lui dit de quitter la ville dans les 20 minutes pour retourner d'où elle vient. Elle rétorque à un Granger bluffé par la jeune femme et plutôt gêné que cela lui sera difficile car elle arrive d'Italie
Lou et Sam sont ravis d’accueillir leur riche parente qu'ils traitent respectueusement. Lorsque Lou découvre le tatouage elle conseille à Elnora de le cacher mais Sam vend la mèche et bien sûr toute la communauté venue présenter ses respects à la nouvelle venue apprend la chose. Granger tente de se rapporcher de la comtesse mais celle-ci le blesse en se moquant de lui implicitement. Il lui fait apporter des fleurs par son jeune clerc mais celui-ci tombe éperdument amoureux d'Elnora ...


Un film torride et sensuel. La belle Pola Negri savait y faire et sa beauté est éclatante. Sous jacent est le désir de tous les hommes de la petite communauté bien pensante. Pour lui faire face Holmes Herbert se montre très décontenancé et douloureusement troublé (à un moment les oreilles lui en tombent même, du grand art !). Lorsqu'enfin il se laisse aller à déclarer sa flamme, sa fierté en prend un coup et il se retire profondément blessé.
La troisième roue du char se présente sous les traits du jeune Charles Emmett Mack qui délaisse sa petite amie et s'éprend de la belle et exotique comtesse. On comprend son émoi lorsqu'il doit remettre à son pied la pantoufle de la belle qui sait s'y prendre pour affoler le jeune homme.
Chester Conklin porteur de sa célèbre moustache se montre peu dégourdi mais sa femme jouée par Lucille Ward veille au bon fonctionnement de la maisonnée et deviendra le déclencheur d'un final passionné. Les toilettes de Pola Negri sont magnifiques. Les scènes entre Holmes Herbert et Pola Negri sont intenses.
Certaines situations sont cocasses, la curiosité du voisinage et les ragots, les deux voisines d'en face qui discutent en écossant les haricots et qui commentent tout ce qu'elles voient, la fierté de Mme Bierbauer et son mari Otto à être 100 % américains, l'analogie au fauteuil à bascule et les têtes qui hochent au même rythme, les répétitions qui finissent par ne servir à rien, le tatouage géant d'un train allant d'une main à l'autre de Chester Conklin : le côté comédie dénonce l'hypocrisie et l'étroitesse d'esprit des habitants qui vont jusqu'à utiliser la comtesse pour enrichir la caisse du bazar en l'honneur de la station d'épuration qui fait la fierté de la communauté ! Le côté dramatique vient de l'attraction irrésistible éprouvée par les deux protagonistes principaux qui vivent séparés par une faille immense d'incompréhension et qui ne cessent de se blesser : Un bel exemple d'amour-haine ! La comtesse tente de retenir Granger, sa main s'accroche à son bras puis à sa main avant de se perdre sur le bouton de la porte qui se ferme ... L'intensité de leurs échanges est troublante. Le sommet de ce film est la scène dénouement qui voit Pola Negri asséner des coups de fouet à Granger devant l'assemblée réunie pour chasser la comtesse.
Ouh la, un film osé qui vaut le détour !

Holmes Herbert


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Articles les plus consultés

Membres