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vendredi 18 mars 2011

Till we meet again - Frank Borzage - 1944



Ray Milland ...
John
Barbara Britton ...
Sister Clothilde aka Louise Dupree
Walter Slezak ...
Vitrey, The Mayor
Lucile Watson ...
Mother Superior
Konstantin Shayne ...
Major Krupp
Vladimir Sokoloff ...
Cabeau
Mona Freeman ...
Elise
William Edmunds ...
Henri Maret

88 minutes

Titre français : Ce n'est qu'un au revoir

Durant la deuxième guerre mondiale, en France. Dans un couvent qui ressemble à un havre de paix, des nonnes s'activent pour sauver des orphelines tout en faisant occasionnellement  transiter des hommes en fuite grâce à leur jardinier Pierre Cabeau (Sokoloff), un résistant très actif. Le monde extérieur leur parvient seulement à travers les sons qu'elles perçoivent par-delà des murs du couvent. Grâce à une mère supérieure forte (Watson) tout ce petit monde vit dans une atmosphère à part bien protégée et sécurisée malgré les allemands qui effectuent régulièrement des visites mais qui n'osent pénétrer dans l'enceinte réservée aux femmes.
Un jour le couvent héberge John, un aviateur américain porteur d'importants documents que les allemands tentent d'intercepter à tout prix. Les recherches se resserrent autour des nonnes. L'une d'elles, sœur Clothilde (Britton), a un passé trouble et craint particulièrement le monde extérieur et les hommes en général. Un jour, tentant de protéger quelques jeunes filles menacées d'expulsion par le Major Krupp, elle demande maladroitement si "par hasard les vies des jeunes filles ne pourraient pas être sauvées SI quelqu'un savait où se trouvait l'aviateur ?". Bien sûr le Major Krupp (Shayne) n'est pas dupe et la sœur supérieure organise l'évasion de John (Milland) avec Madame Bouchard, une femme dont le fils a été tué par les allemands. Malheureusement celle-ci est arrêtée, et un officier zélé abat la mère supérieure en voulant pénétrer de force dans le couvent. Sœur Clothilde est profondément choquée et décide de prendre la place de Madame Bouchard dans le rôle de la femme de John et sort de l'enceinte protectrice qu'elle a toujours connue ...


Encore une réussite à ajouter au palmarès déjà bien rempli de Frank Borzage. Cette rencontre entre deux êtres qui n'auraient jamais pu se rencontrer (un homme marié et une nonne) sans les événements tragiques qui surviennent est particulièrement réussie grâce en particulier aux contrastes intérieurs (couvent-paix) et extérieurs (guerre) du début, puis encore intérieurs (les deux protagonistes principaux qui gardent envers et contre tout leur foi dans l'autre) et toujours extérieurs (les personnes gravitant autour de John et Clothilde).
Le début cerne magnifiquement le havre de paix des nonnes qui ressemble à un Paradis, on y voit des jeunes filles en blanc, un magnifique jardin, même de nombreuses colombes : les prières sont prononcées à voix douce. 
Aux premiers coup de feu provenant de l'extérieur, on comprend que rien n'est si simple. Très vite le Major Krupp apparait, entouré de ses sbires.

Konstantin Shayne incarne très bien ce Major froid et dur.
Barbara Britton est simplement très belle : ses traits son magnifiés par le jeu d'ombres et de la lumière, et l'austérité du voile rehausse encore la pureté de son visage.
Ray Milland correspond tout à fait au profil d'un homme marié, plus très jeune et pas spécialement beau mais qui inspire confiance. Il parle souvent de sa femme Peggy et de son fils avec lequel il a de nombreuses activités. Ses dires, s'ils rebutent tout d'abord Clothilde, finissent par lui démontrer que la vie de couple est une magnifique aventure lorsque l'amour est bien présent, dans l'adversité comme dans le reste.
Lucile Watson compose une mère supérieure plus vraie que nature avec une force de caractère très grande.
Vladimir Sokoloff a un petit rôle très important. Ses personnages sont toujours très attachants.
Mona Freeman apparait dans ce film mais j'avoue ne pas l'avoir reconnue.

John est prêt à se sacrifier s'il est pris en se faisant sauter avec une grenade qu'il porte autour de la taille  : sœur Clothilde est prête à sacrifier sa vie s'il le faut. La sœur supérieure elle même agit selon ce qu'elle croit juste et bon envers et contre tout. Cela en dit long sur le niveau de ce film... et la conviction des personnages.

On découvre la vie des deux héros en même temps qu'eux-mêmes se découvrent l'un l'autre, petit à petit pour finir par éprouver un amour très pur et très fraternel, porteur de tous les espoirs.
C'est là que tout se joue finalement : à voir l'autre comme une source de lumière et donc d'espoir, on ne peut que comprendre ce final peut-être un peu mélodramatique, mais on se plait à penser que oui, il est possible d'aimer avec désintéressement au point de sacrifier sa propre vie. Seuls les cyniques vous diront le contraire !











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