Bienvenue !

BIENVENUE !
Ce blog se propose de faire découvrir quelques films (principalement muets)
moins connus de l'âge d'or du cinéma, à ce jour plus de 850 films ...
Premier message le 09.06.2010 :
Lazybones


Retrouvez-nous sur FB, ou suivez le flux RSS de ce blog en cliquant sur les icônes à votre droite ! Follow us on FB or get the feed!


Enregistrer

Rechercher dans ce blog

Archives du blog

mardi 2 octobre 2012

Master of the House - Carl Theodor Dreyer - 1925


Johannes Meyer ...
Viktor Frandsen
Astrid Holm ...
Ida Frandsen
Karin Nellemose ...
Karen Frandsen
Mathilde Nielsen ...
Old Victor's Wetnurse
Clara Schønfeld ...
Alvilda Kryger
Johannes Nielsen ...
Doctor
Petrine Sonne ...
Laundress
Aage Hoffman ...
Dreng - Son
Byril Harvig ...
Barnet - Son


Titre original : Du Skal aere din hustru

Titre français : Le maitre du logis

 107 minutes

Ayant perdu son travail, un homme devient aigri et se comporte comme un tyran envers les membres de sa propre famille. Sa femme se lève aux aurores chaque matin pour lui préparer un cadre accueillant. Mettre le fourneau en route, chauffer l'eau, préparer son petit déjeuner, chauffer ses souliers et son paletot, s'occuper de ses trois enfants, etc ... pendant que monsieur dort un peu plus longtemps. Tout cela ne serait rien s'il montrait une certaine reconnaissance, las ! au contraire les pantoufles ont disparu, les tartines manquent de beurre, la bouilloire siffle, la table brinquebale, le café est servi trop tard, le manteau n'a pas été brossé. Lorsque monsieur quitte l'appartement il croise la vieille gouvernante qui l'a élevé jadis, une femme âgée qui vient aider sa femme à repriser les chaussettes etc...Comme il n'y a pas assez d'argent, madame se prive et coud secrètement de nuit afin d'offrir de petits extras à son mari. Lors de la visite de sa belle mère monsieur fait des remarques désobligeantes et se montre odieux avec les femmes et ses enfants. Outrée la vieille gouvernante se fâche et lui donne une gifle. 
Arrogant, monsieur s'en va en demandant à sa femme de choisir entre sa mère et la gouvernante ou bien lui.
Voyant le désarroi de madame la mère et la gouvernante lui forcent la main et lui conseillent de quitter la maison pour un temps, ce qu'elle fait, laissant la responsabilité de la maison et des enfants à la vieille gouvernante que monsieur trouve seule à son retour.


Il me semblait avoir entendu que ce film était l'un des deux seuls films comiques que Dreyer aurait faits. L'aspect comique m'échappe un peu je l'avoue.
Monsieur se montre odieux mais sa femme ne réplique pas. En ce temps là les femmes n'avaient pas grand'chose à dire, la fille de la maison bosse tout autant que sa mère pendant que le fils joue dehors. L'histoire est tournée en appartement mais on ne s'ennuie pas une seconde à suivre les protagonistes exécuter les tâches journalières. Il est clair que monsieur mérite une bonne leçon. Visiblement il ne veut pas comprendre, il faut dire que sa femme n'aide pas à décanter la situation en ne pipant pas un mot et en se soumettant avec une certaine résignation qui parait de nos jours difficile à croire. Pourtant je peux imaginer que certaines femmes faisaient ou font encore tout ce qu'elles peuvent pour satisfaire leur mari sans se plaindre. Lorsque son fils lui demande ce qu'est un tyran, madame fond en larmes. On comprend alors que ses nerfs sont soumis à rude épreuve et qu'elle est proche du burn out (pour utiliser un mot à la mode).

Je trouve la stratégie élaborée par les deux femmes assez fine, dans une certaine mesure. Par contre une certaine cruauté est démontrée à la fin lorsqu'il est demandé à monsieur de se mettre au coin comme un enfant. Cette humiliation me parait assez superflue car monsieur est déjà revenu à la raison mais peut-être que certains êtres frustres et peu éduqués ont réagi à cette scène ? On peut très bien imaginer que ce film a pu apporter un peu d'eau au moulin de l'émancipation féminine !
Le final est très joliment symbolique. La pendule s'étant arrêtée, madame va la remettre en route. On comprend alors que le temps reprend son cours et donc que la vie reprend à un rythme heureux, d'autant plus que le balancier de la pendule est un coeur !

Les acteurs sont excellents, le faciès de la gouvernante est particulièrement expressif. Le père à l'air fermé mais madame est plutôt mignonne et les enfants sont vraiment très chous ...









Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Articles les plus consultés

Membres