Bienvenue !

BIENVENUE !
Ce blog se propose de faire découvrir quelques films (principalement muets)
moins connus de l'âge d'or du cinéma, à ce jour plus de 850 films ...
Premier message le 09.06.2010 :
Lazybones


Retrouvez-nous sur FB, ou suivez le flux RSS de ce blog en cliquant sur les icônes à votre droite ! Follow us on FB or get the feed!


Enregistrer

Rechercher dans ce blog

Archives du blog

mercredi 6 avril 2016

L'homme du large - Marcel L'Herbier - 1920



En Bretagne, un homme s'est retiré du monde et vit en ermite dans une cavité face à la mer. Une femme vêtue de blanc se charge de lui apporter de quoi manger. Les gens jasent. Flash back.

Nolff, un pécheur amoureux de la mer voit son rêve se réaliser : il est père d'un garçon qui vient de naitre.  Tout à sa joie il déclare renoncer à s'occuper de sa fille qu'il confie à sa femme. Lui-même se chargera de l'éducation du garçon. Il présente donc son fils à sa promise, l'océan, qu'il considère comme le centre de sa vie.
Le temps passe. Michel, le garçon devient un bon à rien gâté par son père qui lui passe tous ses caprices. Contrairement aux espoirs de son père, la mer représente tout ce qu'il hait.  De son côté sa soeur, Djenna travaille dur auprès de sa mère qui lui inculque les vraies valeurs de la vie.
Veule et sans scrupule, Michel est entrainé sur la mauvaise pente par Guenn la Taupe qui le pousse à dépenser son argent aux cartes ou auprès de filles de mauvaise vie.
Le jour de Pâques, Nolff, qui  habituellement fuit le monde, daigne se rendre à l'église avec sa famille. Michel s'esquive discrètement malgré Djenna qui tente de le convaincre de se joindre à eux.
Plus tard, la mère, pourtant fragile, danse avec son fils mais fait un malaise. A nouveau Michel manque à ses devoirs et fuit avec ses copains tandis que sa mère est ramenée à la petite maison de pierre au bord de l'océan.
La nuit la mère appelle son fils et Djenna surmonte sa peur pour se rendre dans le bouge où Michel s’enivre avec la racaille qui lui tient lieu d'amis.
D'abord sur le point de suivre sa soeur, Michel se ravise lorsqu'une fille, Lia, le retient. Plus tard au cours d'une bagarre, Michel tue un rival et se retrouve sous les barreaux. Son père se rend en ville payer sa caution.
A leur retour, ils découvrent que la mère est morte sans revoir son fils. Avant de mourir elle a remis à sa fille sa petites économies que celle-ci cache sous la madone.
Michel s'empare de cet argent et blesse sa soeur au passage ...

http://www.cinematheque-bretagne.fr/dossiers/Bretagne_et_Cinema/fiches/fiche_1_0_3_2.html

Charles Boyer et Jaque Catelain
 Un film mélodramatique qui laisse un peu interloqué à la fin. Visuellement époustouflant, il y a profusion de belles et bonnes choses mais on a l'impression que le réalisateur a voulu exploiter tous les filons possibles. Ainsi les plans sont multiples et variés, voire fantaisistes, les intertitres richement décorés, la couleur est exploitée au maximum et devient presque écœurante, la croix est récurrente, que ce soit en surimpression (sur la mer), ou gravée dans la pierre ou surplombant les rochers ...

 Il y a de très belles images, telle celle où le père enlève le voile de sa fille. En parallèle une colombe blanche s'envole de sa cage.

 La fête est un magnifique témoignage sur les coutumes et les costumes de cette époque désormais révolue.
 
On comprend que la morale de l'époque était très rigide, on ne plaisantait pas avec la religion, la foi, les coutumes et le regard des autres. Les bretons sont montrés comme des gens un peu simples et superstitieux, proches de la nature. Ainsi après le déshonneur qui s'abat sur sa famille la fille n'a plus d'autre issue que d'entrer dans les ordres.
J'aime bien les histoires de rédemption mais celle-ci est presque trop miraculeuse pour être plausible...

On trouve ce film sur le magnifique coffret Gaumont présenté ici http://films-muets.blogspot.ch/2015/05/coffret-gaumont-collection-120-ans-vol.html


Adapté de la nouvelle Un drame au bord de la mer d'Honoré de Balzac

Jaque Catelain et le talentueux Roger Karl ont tous deux de belles carrières.

 Premier film de Charles Boyer dans le rôle de Guenn la taupe.

Belle comme un coeur,  Marcelle Prado était la femme de Marcel L'Herbier, elle tournera peu. On peut aussi la voir dans Feu Mathias Pascal, L'argent, L'inhumaine....

Claude Autant Lara est plus connu en tant que réalisateur. Il a tourné sous le nom de Claude Moore dans Une vie sans joie et Nana.

86 minutes

Jaque Catelain ...
Michel - le fils d'un honnête pêcheur qui tourne mal
Roger Karl ...
Nolff - un rude pêcheur breton
Charles Boyer ...
Guenn la Taupe - le mauvais génie de Michel
Philippe Hériat ...
Le protecteur
Marcelle Pradot ...
Djenna - la soeur vertueuse de Michel
Claire Prélia ...
La mère de Michel et de Djenna, à la santé fragile
Claude Autant-Lara ...
Un des copains
Dimitri Dragomir ...
Un des copains
Suzanne Doris ...
Lia
Lili Samuel ...
La lesbienne
Georges Forois ...
Un pêcheur
Pâquerette ...
La tenancière



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Articles les plus consultés

Membres