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Ce blog se propose de faire découvrir quelques films (principalement muets)
moins connus de l'âge d'or du cinéma, à ce jour plus de 850 films ...
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vendredi 1 juillet 2011

Captain Salvation - John S. Robertson - 1927




Lars Hanson ...
Anson Campbell
Marceline Day ...
Mary Phillips
Pauline Starke ...
Bess Morgan
Ernest Torrence ...
Captain
George Fawcett ...
Zeke Crosby
Sam De Grasse ...
Peter Campbell (as Sam de Grasse)
Jay Hunt ...
Nathan Phillips
Eugenie Besserer ...
Mrs. Buxom
Eugenie Forde ...
Mrs. Bellows
Flora Finch ...
Mrs. Snifty
James A. Marcus ...
Old Sea Salt (as James Marcus)

Titre français : le Maître à bord
87 minutes

Après des études de séminariste, Anson Campbell (Hanson) s'en retourne par la mer chez lui à Mapple Harbour, une petite ville portuaire non loin de Boston où il retrouve avec joie sa promise Mary Philipps (Day), la fille d'un homme puritain. Son arrivée n'est pas du goût de la petite communauté, des fondamentalistes aux idées étriquées menés par le propre oncle d'Anson, Peter Campbell (de Grasse) : en effet, Anson, dont la veste est non boutonnée et sans col, ose afficher ses sentiments pour Mary sous les yeux désapprobateurs des habitants. Mary tente de convaincre Anson de se plier aux règles des villageois et les deux flirtent sur la plage et visitent leurs amis, dont Zeke, des pêcheurs et marins qui possèdent une cabane non loin et qui se montrent beaucoup plus humains.
Un soir un navire s'échoue non loin du port et une femme rescapée git au sol sous le regard froid des habitants qui refusent de lui porter aide car c'est une femme de mauvaise vie, chassée de Boston. Sous les yeux scandalisés des villageois, Anson recouvre la pauvre femme dénommée Bess Morgan (Starke) et l'emmène dans la cabane de ses amis pour tenter de la ranimer. Peter Campbell, venu sermonner son neveu, le découvre en train de frictionner les jambes de Bess, recouverte d'une seule couverture. Horrifié et choqué, il fait courir le bruit qu'Anson a été perverti par la jeune femme. Celle-ci recouvre bien vite la santé, aidée en cela par Zeke (Fawcett), qui bien que bourru possède un cœur gros comme ça. Mary tente de raisonner Anson et la conversation est surprise par Bess qui essaie de faire voir à la jeune femme la chance qu'elle possède d'être aimée par un homme, un vrai tel qu'Anson mais Mary, aveuglée par ses craintes, s'en retourne au village en laissant derrière elle sa bague de fiancée.
Un bateau de passage mouillant dans les eaux du port, Zeke et Anson négocient un passage pour Bess auprès du Capitain (Torrence) un homme qui fait croire qu'il va à Rio. N'ayant plus rien à perdre, Anson s'embarque lui aussi sur le navire, mais il s'avère que le capitaine, un homme malsain qui transporte des condamnés porteurs de fers dans la cale, va vouloir posséder Bess ....



Le début n'est pas sans rappeler The Scarlet Letter qui voit le même cadre d'action, à savoir une communauté de biens pensants qui condamnent une femme qu'ils accusent de mauvaise vie dont ils craignent les influences néfastes qui sera défendue par un pasteur seul contre tous (Lars Hanson dans les deux cas).
Ce thème qui reflète bien le dilemme de la foi mises à l'épreuve est très à la mode dans les années 20 : Autant The Scarlet Letter m'a paru nunuche, autant Captain Salvation m'a paru puissant.
Les images sont magnifiques, Marceline Day et Lars Hanson forment un beau couple, Pauline Starke est bien choisie pour incarner Bess, cette femme blessée et sauvage qui retrouve un sens à sa vie;  George Fawcett est touchant dans le rôle de cet homme rude au grand cœur, Sam de Grasse est pincé à souhait et Ernest Torrence est presque diabolique : à un moment du film il jette même du sel derrière son dos comme pour contrer le diable avec un sourire sardonique en regardant la pauvre Bess qu'il a invitée à sa table et qu'il veut faire céder à ses avances.
Lars Hanson est impressionnant plus d'une fois : au départ il compose un homme heureux et confiant, le temps passant il finit par être submergé par le doute pour finir complétement perdu : son visage exprime une palette de sentiments douloureux. 
Certaines scènes vous restent en mémoire, en vrac : la métamorphose de Pauline Starke qui montre des yeux de bête traquée au départ et qui finit par reprendre un visage humain serein, les crises de doute de Lars Hanson et la violence exprimée, le beau visage de Marceline Day, la méchanceté et la dureté exprimée par Ernest Torrence, le combat aérien dans les mats superbement filmé avec des plans d'en haut et d'en bas alternant parfaitement, l'originalité de la scène des "Belt buster" pour savoir qui mange le plus, et j'avoue que la fin m'a même tiré une larme ...

L'image du DVD édité dans la collection Warner Archives est magnifiquement restauré, la musique d'accompagnement de Philippe Carli est excellente. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour nous faire passer un très bon moment.










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