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mardi 17 janvier 2012

Humoresque - Frank Borzage - 1920



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71 mn
Scénario de Frances Marion d'après une nouvelle de Fanny Hurst "Humoresque -  A Laugh on Life with a Tear Behind it" publiée dans Cosmopolitan Magazine en mars1919.

Une famille avec cinq enfants, les Kantor, vit dans le ghetto juif de la rue Allen à New York. C'est le jour de l'anniversaire du petit Leon qui porte son costume d'anniversaire. Moqueurs quelques vauriens de la rue le chamaillent et finissent par s'en prendre à Gina, une petite fille qui se déplace à l'aide d'une béquille et qui tient dans ses bras un chat mort. Leon défend Gina puis part avec son père qui est chargé par la maman de lui acheter un cadeau d'une valeur de 1 $. Le papa lui montre un tas d'objets bruyants susceptibles de lui plaire mais Leon n'a d'yeux que pour un violon qui coûte 4 $. Le père finit pas se fâcher et ils reviennent à la maison où la maman a confectionné un magnifique gâteau en l'honneur du petit garçon et où toute la famille l'attend. En apprenant qu'il désire un violon elle jubile car son rêve est d'avoir un enfant musicien. Elle finit par retrouver un vieux violon que personne n'utilise puis finit par lui acheter le fameux instrument vu dans la boutique le jour de son anniversaire. Et Leon devient célèbre et joue en Italie devant les rois. Il retrouve aussi Gina que son père à envoyée parfaire son éducation en Europe : maintenant une belle jeune fille elle a surmonté son handicap. Le rêve de Leon se réalise : il joue devant les habitants de son quartier et remporte un immense succès. Sa mère le regarde depuis les coulisses comme s'il était seul au monde et 15 rappels ponctuent la fin du concert. Après "Kol Nidre" (prière d'expiation) il joue  "Humoresque" (Bohème, Dvorak) ce qui rend l'assemblée sentimentale. M. Elsass un impresario lui propose un contrat de 50 concerts à 2'000 $ la soirée mais Leon annonce avoir déjà un contrat avec Oncle Sam car la guerre a commencé et il affirme ne pas avoir l'intention de se cacher derrière son violon ...



C'est une histoire d'amour de mère pour ses enfants pour lesquels elle fait tout ce qui est en son pouvoir. Ses prières sont entendues par Dieu Himself, et ses enfants représentent toute sa vie. Humoresque est une forme d'humour qui baigne dans un soupçon de larme. La scène du concert est particulièrement touchante : alors que ce morceau est joué l'émotion est visuellement palpable grâce aux mains d'un homme d'un certain âge qui prend dans la sienne celle de sa compagne qu'il tient comme il tiendrait un petit oiseau délicat et fragile entre ses mains. Une très belle image. La mère jouée par Vera Gordon prend une place monumentale, la même certainement que ce genre de mère prend au sein d'une famille aimante de ce type. Pilier central, elle décide de tout. Son moteur : un amour immense pour sa famille qu'elle gâte de son mieux. Le père semble heureux d'être en retrait et oppose peu de résistance, comme si il savait quelque part qu'elle avait raison. Les enfants jouent avec un naturel confondant. Lors du départ de Leon pour le front, Mme Kantor sert le violon très fort dans ses bras, comme si l'instrument était, par la force des choses, devenu Leon lui-même. Même devenue riche, la mama reste la mama et confectionne le gâteau d'anniversaire pour son petit Leon, maintenant adulte mais qu'elle prend encore sur ses genoux. Le tout est pudiquement enrobé d'humour et finit par une pirouette salvatrice.
La rue et le quartier sont dépeintes de manière réaliste. Un grand saut dans le temps.
Gaston Glass et Alma Rubens forment un beau couple. Alma Rubens était la star montante de l'époque, Gaston Glass parisien de naissance et filleul de Sarah Bernhardt était resté aux USA en 1916 après une tournée avec sa marraine.
Excellente musique d'accompagnement au piano.



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