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Ce blog se propose de faire découvrir quelques films (principalement muets)
moins connus de l'âge d'or du cinéma, à ce jour plus de 850 films ...
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samedi 11 février 2012

Something to Think About - Cecil B. DeMille - 1920



Elliott Dexter ...
David Markely
Gloria Swanson ...
Ruth Anderson
Monte Blue ...
Jim Dirk
Theodore Roberts ...
Luke Anderson
Claire McDowell ...
Housekeeper
Michael D. Moore ...
Bobby Markely (as Mickey Moore)
Julia Faye ...
Alice Blair - Banker's Daughter
Jim Mason ...
Country Masher
Togo Yamamoto ...
Servant
Theodore Kosloff ...
Clown


env 70 mn ?

David Markley (Dexter) est handicapé des deux jambes. Riche il est secondé par sa gouvernante (McDowell) une femme très pieuse qui tente de le mener vers son Dieu (rien que d'écrire "SON Dieu", ça m'énerve). La fille (Swanson) du forgeron (Roberts) a son anniversaire et David lui offre un nouveau chapeau puis propose de payer son éducation dans une bonne école. Après quelques hésitations le père accepte et Ruth part pour ne revenir que trois ans plus tard transformée. David tombe amoureux de Ruth mais n'ose se déclarer en pensant à son handicap. Jim Dirk (Blue) est aussi amoureux de Ruth mais a peu d'occasions de se déclarer. La gouvernante prend le destin de David en mains et parle au forgeron qui incite sa fille à prendre les devants pour l'épouser. Ruth n'y voit pas d'objection et s'arrange pour provoquer la demande. David fou de joie prépare le mariage mais entre temps Ruth comprend qu'elle est amoureuse de Jim ...



le film mélodramatique par excellence. Très moralisateur, parfois excessivement, parfois porteur d'une certaine sagesse, le final est beaucoup trop miraculeux et fait perdre de sa vraisemblance. Dans le fond tout commence parce que la gouvernante se mêle de ce qui ne la regarde pas en indiquant au père qui fait de même que David est amoureux de Ruth. Les deux poussent donc Ruth et David à se lancer dans une action qui n'est peut-être pas mûre au lieu de laisser les événements s'enchaîner naturellement. Finalement les protagonistes ne laissent pas les intéressés directs prendre leur destin en mains. Dans ces conditions qui est à blâmer, je vous le demande ?

Ensuite Ruth tente bien d'en parler à David mais celui-ci, au comble de la joie, ne l'écoute pas et lui coupe la parole à plusieurs reprises. Franchement, lui aussi avait quelque chose à apprendre de la communication interpersonnelle. Ensuite le forgeron furieux à cause d'une remarque d'une pimbêche semeuse de ragots déclare ne plus jamais vouloir voir sa fille et frappe violemment une pièce métallique sortant du brasier dont les éclats lui brûlent les DEUX yeux ! Il nous est alors indiqué sur un intertitre que Dieu nous prend parfois au mot ...
Bref, on voit bien que toutes les "victimes" du destin ne le sont que parce que justement elles ne le prennent pas en mains elles-mêmes. Il en va d'ailleurs souvent de même dans la vie de tous les jours. La question est : cela a-t-il à voir avec Dieu ? (une question que je me pose, c'est tout). Monsieur DeMille le pense lui, car au final grâce aux rapprochements vers le Tout Puissant, c'est la réconciliation générale, l'amour vainqueur, le bien contre le mal écrasé, la croyance porteuse de bonheur et d'espoir. Tout le monde voit la lumière dans ce sens !
Un peu simplet quand même et dans ce sens un peu décevant même si le film se laisse voir avec un certain plaisir. L'action est bien menée, Elliott Dexter et Monte Blue sont charmants, Ted Roberts compose l'homme un peu rustre et bourru à merveille, Claire McDowell serait engagée à l'armée du Salut les yeux fermés et Gloria Swanson est plus vraie que nature. Mais le questionnement que provoque ce film fait que je n'y adhère pas même si j’apprécie les miracles. Toutefois on peut se demander si Monsieur DeMille ne l'a pas fait exprès dans ce sens vu le titre que porte ce film !
Un film à voir pour se poser des questions, donc. (C'est bien, et d'ailleurs dans le fond il n'y en a pas tant que ça qui vous poussent à réfléchir !)
Il parait qu'Elliott Dexter sortait de maladie ce qui lui donne un genre un peu maladif. Ah bon ?






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