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Ce blog se propose de faire découvrir quelques films (principalement muets)
moins connus de l'âge d'or du cinéma, à ce jour plus de 850 films ...
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dimanche 3 juin 2012

Evangeline - Edwin Carewe - 1929



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87 minutes
D'après le poème de Henry Wadsworth Longfellow "Evangeline"

En Acadie, Evangeline est la fille d'un riche fermier. Baptiste le fils du notaire lui déclare son amour mais Evangeline lui annonce être amoureuse de Gabriel, le fils du forgeron qui s'en revient par la mer. Les villageois ne tardent pas à fêter les fiançailles des deux tourtereaux mais les anglais et les français entrent en guerre. Les acadiens ayant envoyé une délégation auprès du gouverneur général pour demander à ne pas devoir entrer en conflit contre les français, le gouverneur envoie ses troupes se saisir des biens et de déporter les habitants du petit village de Grand-Pré. Manu militari leurs maisons sont brûlées et les familles embarquées. Parmi elles de nombreuses personnes sont séparées de ceux qu'ils aiment et c'est le drame, Evangeline est séparée de son bien aimé Gabriel. Les années passent et Evangeline ne renonce pas à le retrouver ...



J'avoue être un peu déçue. Non pas que les images ne soient pas belles, ni que les acteurs soient mauvais, mais le scénario traine trop en longueur et le tout parait artificiel. Au début on a droit à Evangeline qui chante interminablement ce qui n'apporte rien (on est dans un film muet, je le rappelle). Ses expressions sont certes assez angéliques (je dirais plutôt vides, pour ma part) et surtout trop appuyées (on s'attarde longuement sur ses expressions), on n'en finit pas de voir des gros plans sur le beau visage de Dolores Del Rio dans l'attente du retour de Gabriel, heureuse, optimiste, puis désespérée, déchirée, errant, etc... le tragique dans toute sa splendeur, c'est juste trop ! En fait ce film est assez statique et composé de divers gros plans, il manque de la vie et des êtres de chair et de sang. La dimension humaine est abordée superficiellement car d'un côté on comprend que l'amour d'Evangeline est grand et noble (on nous le rabâche assez par divers plans qui ne laissent aucun doute à ce sujet), mais cet amour est plat car il ne suffit pas d'attendre ou de faire semblant pour le faire vivre (les yeux de cocker ça va un moment).
Le film débute de façon prometteuse pourtant mais le déploiement de l'action est mou et peu enthousiasmant. Un peu comme un pétard qui promet de faire beaucoup de bruit et qui finit dans un chuintement presque inaudible. Bref, on arrive à la fin du film, on se dit qu'il va bien se passer quelque chose, mais non Gabriel est atteint par l'épidémie, Evangeline est là, une femme âgée qui a des mains jeunes et manucurées avec un visage intemporel, face à un Gabriel chevelu et très vieilli ... Le symbole est clair, leur amour éternel leur ouvre les portes du Paradis et de l'éternité ... pas convaincant du tout même si quelques scènes sont touchantes. Ah non, rectification, Donald Reed (un autre acteur mexicain comme son nom ne l'indique pas) est très convaincant et semble tout à fait vivant quant à lui.
Ceci dit c'est un bonheur de voir un film de cette époque aussi bien rénové, l'accompagnement musical est entrecoupé de morceaux de l'époque et tout à fait dans le ton. Partiellement teinté très joliment. La version Milestone / Paradoxe comporte des sous-titres français.

Les pauses sont très appuyées comme on peut le voir ci-dessous (je n'ai pas trouvé de photo de Roland Drew, pas étonnant il a un rôle potiche, d'ailleurs le titre du film c'est "Evangeline" et non pas "Evangeline et Gabriel" !)  :



avec Donald Reed
avec Donald Reed
Avec Alec B Francis et Paul McAllister (mourant)

...voici quand même Mister Roland Drew (qui a l'air sur le point de s'endormir...)

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