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mardi 31 décembre 2013

The Jazz Singer - Alan Crosland - 1927




Le chantre Rabinowitz élève son fils Jakie de façon stricte afin qu'il prenne la relève en suivant la voie de 5 générations de ses ancêtres, chantres avant lui. Or le petit Jakie, bien qu'il connaisse tous les chants sacrés, chante et se trémousse, Ô horreur, dans une boîte de jazz où il obtient pas mal de succès. Alerté par Moisha, un voisin bien intentionné, Rabinowitz récupère son fils et lui inflige une correction sévère sous les yeux de sa mère éplorée. Le petit Jakie décide alors de fuir la maison familiale et emporte un portrait de sa mère qu'il aime tant.

Bien des années plus tard Jakie chante toujours et le succès est au rendez-vous. Bientôt il fait la connaissance de Mary Dale, une jeune danseuse en vogue. Mary décide de l'aider à se produire à Broadway et c'est la consécration : Jakie est engagé au sein d'une troupe et devient la coqueluche de la troupe. Les répétitions vont bon train et tous les espoirs reposent sur sa prestation. A New York Jakie retrouve avec beaucoup d'émotion sa maman qui n'a jamais cessé de lui écrire et de l'aimer mais son père ne peut supporter l'idée que son fils chante du jazz et le répudie. Cependant il tombe malade et Moisha, toujours mu par de bons sentiments, tente de convaincre Jakie de chanter la cérémonie du pardon, car personne ne peut remplacer son père. Or il se trouve que le même soir a lieu la première représentation de Jakie au théâtre ...


Considéré historiquement comme le premier film d'une certaine longueur parlant, en fait seuls quelques dialogues et les chants sont sonorisés.
L'histoire est très dramatique et pathos. Al Jolson se donne à fond dans le rôle de Jakie. Comme il semble en permanence au bord de la rupture il fascine sans peine, grâce à des mimiques très appuyées qui paraissent naturelles au personnage bien qu'on soupçonne qu'elles soient artificielles tant il en fait. Du coup on reste bouche bée devant son écran, à se demander si Al joue Jakie ou bien si Jakie n'est pas Al ? Sans compter que l'histoire devrait être démodée, comment pourrait-on faire passer de nos jours un homme adulte chantant pour sa mère avec tant d'amour ? Cela sonnerait ridiculement nunuche à notre époque. Et que dire de son grimage en black ? Pourtant Al Jolson arrive à se rendre pathétiquement sympathique, un tour de force !
Pour lui donner la réplique on trouve la belle May McAvoy, toutefois on ne sait pas si Jakie l'aime vraiment, tant sa mère semble passer avant tout (et sa carrière comme il l'avoue à Mary).
Dans le rôle du chantre, Warner Oland, terriblement intransigeant sous sa barbe. Otto Lederer et lui aussi méconnaissable sous son maquillage de Moisha. On se demande de quoi il se mêle tout le temps, car tous les malheurs de Jakie semble être provenir de ce fouineur ! Outre Al Jolson que tout cinéphile se doit de connaitre, une mention particulière à Eugenie Besserer, magnifique dans le rôle de cette mère dévouée à son mari et pleine d'amour pour son fils.

Pour terminer l'année 2013 en beauté, l'occasion d'entendre bon nombre de chants, que ce soit de "jazz" ou religieux avec cette impression étonnante de découvrir comme un écho réel de cette époque particulière, à mi-chemin entre muets et parlants.


88 minutes

Al Jolson ...
Jakie Rabinowitz
May McAvoy ...
Mary Dale
Warner Oland ...
The Cantor
Eugenie Besserer ...
Sara Rabinowitz
Otto Lederer ...
Moisha Yudelson
Robert Gordon ...
Jakie Rabinowitz - Age 13 (as Bobby Gordon)
Richard Tucker ...
Harry Lee
Cantor Joseff Rosenblatt ...
Cantor Rosenblatt - Concert Recital



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