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Ce blog se propose de faire découvrir quelques films (principalement muets)
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mardi 17 août 2010

Enchanted Cottage (The) - John S. Robertson - 1924


Version 1945 décrite plus bas

Richard Barthelmess... Oliver Bashforth
May McAvoy... Laura Pennington
Ida Waterman... Mrs. Smallwood
Alfred Hickman... Rupert Smallwood
Florence Short... Ethel Bashforth
Marion Coakley... Beatrice Vaughn
Holmes Herbert... Major Hillgrove (as Holmes E. Herbert)
Ethel Wright... Mrs. Minnett

70 minutes


Oliver Bashforth, un homme gravement invalide suite à une terrible blessure survenue durant la première guerre mondiale vit en reclus dans un cottage pour échapper à sa famille et aux regards des autres. Peu de temps auparavant il découvrait que sa fiancée en aimait un autre.
Aigri et solitaire, il s'isole et ne supporte plus personne. Lorsqu'un jour des enfants jouent devant chez lui avec le major Hillgrove qui est aveugle, il sort pour exprimer son exaspération et fait la connaissance de Laura Pennington, une femme de cœur supposée laide.
La jeune femme exprime sa solitude dans laquelle Oliver se reconnait. Il lui propose donc le mariage, entre, sous-entend-il indélicatement, une laide avec un invalide surtout pour éviter que sa sœur très intrusive s'installe chez lui. Blessée, Laura cherche à fuir mais tombe amoureuse d'Oliver...



Je suis sous le charme de ce film tout en poésie et délicatesse. Richard Barthelmess est plus vrai que nature dans ce rôle difficile. Cet ancien cottage surnommé "Honeymoon Cottage" car de nombreux amoureux y ont gravé leurs noms et leur amour sur la vitre est toujours habité par les couples y ayant caché leur passion et que l'on aperçoit, tels des fantômes, dans de courtes scènettes costumées. Tout d'abord unis surtout pour le pire, sous l'influence de tous les esprits qui habitent toujours les lieux et qu'ils croient voir, les deux jeunes gens finissent par se voir beaux et sains, et subissent l'incompréhension de leur entourage, sauf du Major aveugle, qui lui croit à leur bonheur. C'est aussi un film sur l'espoir, les quatre protagonistes principaux sont tous handicapés physiquement d'une façon ou d'une autre (j'inclus le majordome du Major auquel il manque un bras). Les bien-portants (à part peut-être la gouvernante du cottage) sont dans le fond tout autant handicapés, mais leur handicap ne se voit pas ...

Barthelmess est toujours à la hauteur des rôles les plus variés. Son Oliver est touchant de vérité.
McAvoy porte un faux nez et de fausses dents qui n'arrivent pas vraiment à l'enlaidir et se montre émouvante à souhait dans le rôle de la jeune fille aimante et sans succès. Une scène excellente lorsque nous voyons leur jeune couple amoureux et magnifiquement vêtu descendre l'escalier à la rencontre de la famille venue les voir, ils réapparaissent dans la lumière tels qu'ils sont sous le regard "horrifié" des parents et de la sœur. Auparavant la mère dit cette phrase terrible : "I won't stand a miracle in our family"
Le major incarné par Holmes Herbert semble porter son regard intérieur sur un nouveau monde porteur d'espoir.
Les couples sensés avoir vécus dans le cottage représentent une pression sociale, un idéal formaté, ces hommes et ces femmes sont beaux et semblent s'aimer, mais la réalité est que chaque histoire d'amour ou de couple est dans le fond unique. C'est donc une histoire très moderne, celle de l'éveil de deux personnes à la vie et à l'amour, l'histoire d'un couple qui s'aime malgré les pressions de la famille, de l'entourage ou de la société.
Ce film est une excellente base pour méditer sur l'amour et sa magie. Qu'est-ce que la beauté, pourquoi la voit-on, est-ce seulement une apparence ? Est-on beau parce qu'on est aimé ou le fait d'aimer rend-il beau ?


Vue récemment la version tournée par John Cromwell en 1945 avec Robert Young, Dorothy McGuire, Herbet Marshall et Mildred Natwick. Voici quelques impressions

Encore une fois la parole n'ajoute rien aux images, le spectateur se disperse face aux mots qui sont incapables de traduire des sentiments. Pour ajouter de la valeur dramatique le réalisateur rajoute des effets, de la tempête, de l'orage etc, pourquoi est-ce si difficile d'exprimer de beaux sentiments sans avoir à en rajouter une couche ?
La propriétaire du cottage alias l'excellente Mildred Natwick, devient une espèce de medium (tant mieux car cette actrice le film aurait été presque plat !). Il a fallu que le Major aveugle deviennent pianiste histoire de nous faire comprendre qu'il a une vision interne très vaste et qu'il peut traduire des sentiments par sa musique. Dorothy McGuire est méconnaissable dans le rôle de Laura Pennington, sa prestation n'est pas mauvaise mais son rôle n'est pas mis en valeur par Robert Young qui se montre mou alors qu'il aurait fallu un homme fier et ombrageux pour rentre le rôle attractif.
En bref, les personnages connexes prennent plus d'ampleur mais la finesse et la subtilité de l'histoire n'y sont plus.

Je crois que les films muets sont faits pour les purs sentimentaux ... Un film muet va à l'essentiel, le coeur ! (je vous assure que la raison est ravie aussi ! ...)


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