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Ce blog se propose de faire découvrir quelques films (principalement muets)
moins connus de l'âge d'or du cinéma, à ce jour plus de 850 films ...
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dimanche 3 avril 2011

Love Flower (The) - D. W. Griffith - 1920


Titre Français : La fleur d'amour

Carol Dempster ...
Stella Bevan
Richard Barthelmess ...
Bruce Sanders
George MacQuarrie ...
Thomas Bevan
Anders Randolf ...
Matthew Crane
Florence Short ...
Mrs. Bevan
Crauford Kent ...
Her Visitor
Adolph Lestina ...
Bevan's Old Servant
William James ...
Crane's Assistant
Jack Manning ...
Crane's assistant

70 minutes

Thomas Bevan (MacQuarrie), sa femme et sa fille Stella (Dempster) vivent dans une île du Pacifique. Lui et sa fille sont très attachés l'un à l'autre. Un jour, sur les quais, Thomas Croise la route de Matt Crane, un détective qu'il a déjà rencontré pour une malheureuse affaire de chèque sans provision. Celui-ci se vante de ne jamais laisser une proie lui échapper. Un jour, alors que Bevan part pour un petit voyage d'affaires, un des serviteurs lui révèle que sa femme voit un homme en son absence. Tout d'abord incrédule, Bevan poursuit sa route, mais le doute ne tarde pas à le tarauder. Il revient donc sur ses pas et surprend sa femme dans les bras de son amant. Celui-ci pour se défendre sort un revolver dont le coup part accidentellement et le tue. Le détective, alerté par des hommes ayant entendu le coup de feu trouve la femme qui accuse son mari de meurtre mais Bevan et sa fille, après avoir déjoué son intervention,  s'enfuient à bord d'un bateau à moteur.
Les années passent, les Bevan's vivent sur la petite île de Monaki, avec pour toute compagnie quelques indigènes et un vieil ermite qui s'occupe de chèvres. Leurs journées passent à s'entraîner à plonger de hautes falaises et è faire des concours d'apnée dans lesquels tous les deux excellent. La vie est douce mais Stella se languit un peu d'une vie qu'elle sent passer ailleurs, tout simplement.
Un jour un aventurier, Bruce Sanders (Barthelmess), débarque sur l'île et se retrouve face à face avec Stella : Celle-ci pense que cet homme est à la recherche de son père. Alors qu'elle lâche son bouquet de jacinthes (la fleur de l'amour des îles), Bruce le ramasse et en garde une pour lui. Stella en gardera une précieusement sur son cœur. Bruce repart et rencontre Crane qui a appris qu'un homme et sa fille vivent sur une île et qui lui demande de l'emmener là-bas sans lui donner de raisons. Un Bruce ravi et un sombre Crane voguent en direction de Monaki où Crane arrête Bevan. Mais Stella ne l'entend pas de cette oreille ...



Un film précurseur plein de suspens qui s'apparente à un film policier dans lequel Carol Dempster est particulièrement mise en valeur (ce n'est pas étonnant sachant que Griffith était alors épris d'elle !). On la découvre assez enfantine au départ, primesautière avec son père. Elle se retrouve en jeune femme qui dévoile des trésors de douceur et d'amour en jouant avec son chaton qu'elle habille d'une petite robe et un petit cabri qui finissent par s'endormir pattes dessous, pattes dessus, après s'être léchés avec tendresse. 
Lorsque la vie de son père est en danger, elle ne peut s'empêcher de le voir sur l'échafaud, image qui la hante et dirige ses actions vengeresses et la transforme en violente tigresse, pour empêcher coûte que coûte Crane d'emmener son père. Cela va de couler le bateau de Bruce à grands coups de hache, tenter de noyer Crane en l'attaquant par dessous alors qu'il nage dans la mer (le pauvre croira avoir été attaqué par une pieuvre !), piéger la passerelle en corde pour qu'elle cède !
Les images sous l'eau sont très étonnantes et dévoilent pas mal la morphologie de Carol Demptser !
Richard Barthelmess est très séduisant dans le rôle de Bruce, cet homme qui ne comprend tout d'abord pas l'inimité de Stella à son égard, mais qui fait tout pour lui démontrer sa loyauté et se ranger à son côté ...
George MacQuarrie est lui aussi tout à fait à la hauteur dans le rôle de ce père qui ne se pose pas trop de questions non plus finalement, si l'on pense que quelque part, il tient sa fille hors du monde ... 
Anders Randolf a bien une mâchoire d'acier et arrive parfaitement à vous convaincre que Stella n'a finalement pas tort d'essayer de l'éliminer (heu, enfin presque) car enfin, le thème de ce film n'est-t-il pas "Dans quelle mesure peut-on pardonner des actes d'amour ?". J'avoue que je suis très encline à pardonner ...

...Je n'ai pas vu le temps passer !

Note : il parait que D. W. Griffith et toute l'équipe du tournage ont vécu une traversée périlleuse entre Miami et les Bahamas, 2 personnes seraient passées par-dessus bord et il n'y aurait pas eu de nourriture pendant 3 jours.

Le DVD édité par Bach Film garde les intertitres d'origine, avec des sous-titres en français. L'image est de bonne qualité. On trouve en bonus deux films de 10 minutes environ tournés en 1909 par Griffith :

A trap for Santa, dans lequel on voit une famille touchée par le chômage que le père, devenu alcoolique, quitte. Peu de temps après la mère reçoit un héritage qui lui permet de vivre confortablement avec ses enfants : la nuit de Noël, les enfants posent un piège devant la fenêtre pour tenter de stopper le Père Noël mais à la place, c'est leur père, devenu voleur qu'ils récupèrent ! On y voit Henry B. Walthall (que je n'avait pas reconnu)


The Cricket on the Hearth, un marin parti en mer retrouve la femme qu'il aime fiancée à un homme bien plus âgé qu'elle (d'après une nouvelle de Charles Dickens). Il finira par épouser la jeune femme sur la route grâce à la rencontre fortuite avec un pasteur !


On trouve aussi le DVD The Love Flower chez Grapevine.




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