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Ce blog se propose de faire découvrir quelques films (principalement muets)
moins connus de l'âge d'or du cinéma, à ce jour plus de 850 films ...
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mercredi 2 mai 2012

White Gold - William K. Howard - 1927




Jetta Goudal ...
Dolores Carson

Kenneth Thomson ...
Alec Carson

George Bancroft ...
Sam Randall

George Nichols ...
Carson, Alec's Father

Bob Perry ...
Bucky O'Neill (as Robert Perry)

Clyde Cook ...
Homer

73 minutes

Une jeune mariée, Dolores (Goudal) suit son mari Alex (Thomson) vivre dans un ranch d'une région désertique (Arizona ?). Son beau-père la prend en grippe et exprime de toutes les manières possibles sa désapprobation afin de monter son fils contre elle. La jeune femme se sent de plus en plus isolée, son mari et son père ne parlant que de moutons en attendant la pluie, jusqu'au jour où Sam Randall (Bancroft) fait son apparition et décide de rester travailler au ranch lorsqu'il l'aperçoit. Le mari se montre jaloux mais le lent sabordage de sa vie de couple commence à faire effet : un nuit il quitte la chambre conjugale et Sam Randall en profite pour forcer la porte de Dolores, une nuit où justement un orage éclate ...



Étonnamment sombre ce film qui montre la cruauté du beau-père envers la jeune mariée. Petit à petit on comprend que Dolores était une chanteuse. Sa vie était heureuse et elle a épousé Alec Carson par amour. Le père possessif refuse de partager son fils car il l'a élevé comme son père et sa mère dit-il. Le fils ne comprend pas les manigances de son père et le respect l'empêche de s'opposer à lui. Petit à petit nous suivons le naufrage du mariage : au début Alec se montre prévenant avec sa femme, puis le temps passant il tient pour acquis sa présence au grand plaisir du père qui sent qu'il grignote du terrain menant à la discorde. Lorsque le nouvel employé arrive, le père seme la zizanie en faisant croire que Dolores trompe son fils. Celle-ci trop fière ne peut croire que son mari la soupçonne de quoi que ce soit.
Le père a des mots terribles. Lorsqu'Alec lui dit que sa femme lui est loyale, le père lui répond que personne ne s'intéresse à elle et que dans ces conditions c'est bien normal. 
C'est davantage un film psychologique qu'un drame. Tout le déroulement de l'action se passe dans la chaleur, la poussière et le vent, quelques scènes rappellent même The Wind. Un huis clos qui se passe entre l'intérieur du ranch et l'intérieur du dortoir.
Ce qui fait monter la tension c'est la vision du fauteuil à bascule monté sur une armature à ressorts dans lequel le père se balance constamment. On sent la nervosité ambiante grâce à la vision de ce fauteuil et on comprend que les nerfs de la jeune femme sont mis à rude épreuve. Une scène qui vous porte sur les nerfs : le fauteuil à bascule déjà cité en même temps que la vision du fils qui affute un couteau. Pas besoin d'explication, on comprend immédiatement que ces actions deviennent insupportables. Sans compter que les deux hommes ne parlent que de moutons, à tel point que tout l'écran est envahi en surimpression de moutons qui envahissent la maison.

Le mouton c'est l'or blanc, bien sûr. Le final atteint une dimension tragique inattendue : Alors que Sam a visiblement été tué dans la chambre, le père dit à son fils qu'il l'a abattu après l'avoir surpris avec sa belle-fille. Or on comprend très vite qu'il n'en est rien. Dolores a abattu Sam qui a forcé sa porte. Elle attend que son mari lui montre sa confiance, mais celui-ci ne sait que croire et se rapproche de son père. Dolores comprend alors que le beau-père possède réellement son fils et s'en va la tête haute, après avoir jeté le revolver qui a tué Sam dans la boue. The end.
J'ai bien aimé l'action et la tension qui va crescendo de ce film qui est en avance sur son temps et très moderne dans le fond ... 

Jetta Goudal est très belle et possède un très beau visage. C'est la première fois que je découvrais Kenneth Thomson qui s'en sort pas mal dans ce rôle d'homme influençable, et George Bancroft et terrible dans ce rôle d'homme un peu simple qui hésite entre le bien et le mal : une scène le montre avec lui-même et ses doubles, l'un bon et l'autre mauvais, tous deux cherchant à l'influencer. On retrouve Clyde Cook dans le rôle d'un homme de main qui passe beaucoup de temps à flanquer des claques à ses interlocuteurs pour tuer de gros insectes.


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