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Ce blog se propose de faire découvrir quelques films (principalement muets)
moins connus de l'âge d'or du cinéma, à ce jour plus de 850 films ...
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mardi 30 août 2011

Hindle Wakes - Maurice Elvey - 1927

Estelle Brody ...
Fanny Hawthorn
John Stuart ...
Allan Jeffcote
Norman McKinnel ...
Nathaniel Jeffcote
Marie Ault ...
Mrs. Hawthorn
Humberston Wright ...
Chris Hawthorne (as Humberstone Wright)
Gladys Jennings ...
Beatrice Farrar
Irene Rooke ...
Mrs. Jeffcote
Peggy Carlisle ...
Mary Hollins
Arthur Chesney ...
Sir Timothy Farrar
John Rowal ...
George Ramsbottom
Alf Goddard ...
Nobby
Cyril McLaglen ...
Alf (as Cyril Maclaglen)
Graham Soutten ...
Edward Hollins (as B. Graham Soutten)


120 minutes
Autre Titre : Fanny Hawthorne
Titre français : Huit jours de Bonheur (Deuxième partie de Luna-Park)


Dans le Lancashire, une petite ville où la famille Jeffcote possède l'usine de confection textile qui fait vivre une grande partie des habitants. Une fois par année les travailleurs ont droit à une semaine de vacances où ils se sentent en liberté. C'est le dernier jour de travail et les parents de Fanny Hawthorn (Brody) réveillent leur fille. De leur côté Madame Jeffcote apporte ses pantoufles à son fils Allan (Stuart) et Hollins une tasse de thé à sa fille Mary (Carlisle).  Les deux jeunes filles, très amies partent effectuer leur dernière journée de travail et rêvent de leur future semaine à Blackpool.
A l'heure dite tout le monde se précipite vers la gare et monte dans le train qui part pour Blackpool. Certains, plus fortunés s'y rendent avec leur propre voiture, tel Allan qui délaisse pour une semaine sa fiancée Beatrice (Jennings) la fille du maire lui-même un homme riche.
Allan et son ami George retrouvent les deux jeunes filles à la fête foraine. George, très intéressé par Mary l'entraine très vite à l'écart et Allan et Fanny se retrouvent seuls un peu gênés. Allan propose un tour en grand huit, la jeune fille se serre contre lui, ils sympathisent un peu plus, dansent ensemble, regardent les lumières de Blackpool et s'embrassent tendrement. Mary décide de s'éclipser en compagnie d'Allan et demande à sa vieille amie d'envoyer une carte postale à ses parents de sa part.

Malheureusement Mary va se noyer et un télégramme alerte son papa qui prévient ses voisins parents de Fanny. La carte postale non envoyée est retrouvée ce qui met la puce à l'oreille des parents qui tout de suite se doutent que leur fille est partie avec un garçon. A son retour, après une semaine de bonheur, Fanny retrouve sa famille et ne se doute pas que le pot aux roses à été découvert, elle commence par faire semblant, puis apprend la mort de Mary ....



Je m'arrête là pour ménager le suspens de ce film émouvant et très bien fait dont le final est une bonne surprise : un peu à la manière de The Crowd, je me suis retrouvée très proche de ces jeunes filles, en particulier de Fanny. C'est un peu une main tendue par dessus le temps, les émotions de ces personnes étant toujours d'actualité même si le comportement des parents est encore pétri des usages de l'époque.  Et si vous versez une larme, vous aurez peut-être comme moi l'impression de la verser pour tous ceux qui ont pleuré par le passé, pour tous ceux qui pleurent aujourd'hui et tous ceux qui pleureront encore, de même si vous souriez au bonheur des jeunes gens ... 
Ceci dit ce n'est pas un film triste, bien au contraire. La musique composée par le groupe anglais in the Nursery prend des accents un peu répétitifs au départ et vous fait craindre le pire. Mais quelle surprise de découvrir une Mary indépendante et fière d'être une jeune femme qui prend son destin en main. La musique d'accompagnement m'a beaucoup plus, à la fois moderne et intemporelle !

Le père de Fanny incarné par Humberston Wright est touchant. Son regard lorsque sa fille quitte la maison est particulièrement parlant. La réunion des parents et des enfants est particulièrement réussie, aucun doute sur les motivations de chacun : la mère mesquine, l'autre ambitieuse, le père dont le sens de l'honneur prime, le père mal à l'aise, le fils balloté, la fille fière et indépendante. Un excellent pot pourri qui permet des scènes emplies de subtilités grâce aux multiples facettes de chacun.
Aucun des acteurs ne m'était connu mais leurs noms sont à retenir !
Excellent, un film très féministe pour l'époque qui vaut vraiment le détour, aussi pour les images superbes qui vous propulsent dans le passé où vous vous retrouvez dans les rues, comme employé d'usine, où vous prendrez le train, crierez de plaisir ou de peur sur le grand huit, danserez au milieu de la foule au son d'un orchestre de jazz, passerez une semaine de rêve avec un charmant ou charmante partenaire. Bref une bouffée bienvenue d'oxygène avant de retrouver votre vie de tous les jours !

un extrait :







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