Bienvenue !

BIENVENUE !
Ce blog se propose de faire découvrir quelques films (principalement muets)
moins connus de l'âge d'or du cinéma, à ce jour plus de 850 films ...
Premier message le 09.06.2010 :
Lazybones


Retrouvez-nous sur FB, ou suivez le flux RSS de ce blog en cliquant sur les icônes à votre droite ! Follow us on FB or get the feed!


Enregistrer

Rechercher dans ce blog

Archives du blog

jeudi 8 août 2013

Po Zakonu - Lev Kuleshov - 1926



Aleksandra Khokhlova ...
Edith Nelson
Sergei Komarov ...
Hans Nelson - her husband
Vladimir Fogel ...
Michael Dennin
Pyotr Galadzhev ...
Harky
Porfiri Podobed ...
Dutchy
Fred Forell ...
Jack - der Irländer


80 minutes

By the Law
D'après une histoire de Jack London : The Unexpected

5 prospecteurs cherchent de l'or dans le Yukon. Edith et Hans son mari d'origine suédoise, Dutchy, Dennin et Harky vivent dans un campement au bord de l'eau, non loin de leur concession. Le matin Dennin se lève et va chercher de l'eau accompagné par son chien. Devant le spectacle qui lui fait face il danse une petite gigue en s'accompagnant à la flûte puis rentre préparer le petit déjeuner. Pendant ce temps Edith savoure le moment en serrant sa bible très fort dans ses mains.

Pendant le repas Hans déclare qu'il est temps de changer de campement et de chercher de l'or ailleurs. Il envoie Dennin démonter leurs installations et récupérer les outils. Comme Dennin n'avait pas fini de manger Harky finit son assiette mais Dennin fait une dernière tentative et découvre une pépite d'or. Il prévient ses compagnons qui bien sûr décident de rester au même endroit.
L'hiver arrive avec la neige et le Yukon est pris dans la glace. Tout le monde se serre dans la petite cabane. Edith, Hans, Harky et Dutchy décident de boire un verre et commencent à manger sans attendre Dennin. Lorsque celui--ci revient ses amis se moquent de lui en buvant. Fou de rage Dennin saisit un fusil et tire sur Harky et Dutchy. Edith se lève et se précipite sur lui tandis que Hans reste un long moment pétrifié. Lorsqu'à son tour il se jette dans la bagarre il assomme Dennin qu'il continue à battre comme une brute alors qu'il est à terre et inconscient. Il faut de longues minutes à Edith pour l'empêcher de tuer le malheureux qui a pété un câble.
Edith et Hans sont maintenant seuls avec Dennin qu'ils ligotent soigneusement. Hans tente plusieurs fois de le tuer mais à chaque fois Edith lui dit qu'ils doivent le juger selon la loi.
Durant la nuit et dans la tempête tous deux enterrent les deux cadavres. 
Après de nombreux jours à cohabiter tant bien que mal arrive la fonte des glaces. La petite cabane est maintenant au milieu des flots qui remontent sur le plancher. Puis le printemps arrive. Edith et Hans décident de rentre justice. Ils sont à la fois juges et partie et décident donc de pendre Dennin ...



La violence de la scène de la tuerie alternant avec les gros plans très concrets, l'assiette et le verre renversés, la bouilloire, etc m'a surprise, je ne m'attendais pas à une telle maitrise des images!
Le film est conçu de façon très percutante, l'action se passe à 95 % en huis clos, les images de Kino sont très joliment restaurées avec un accompagnement musical au violon, musique de Robert Israel. Les acteurs surjouent un peu, en particulier Edith qui se montre à la limite d'être excessivement mystique alors que son mari est plutôt dictatorial.

La solitude et l'isolement dans l'immensité est bien représentée par cette cabane plantée au milieu de nulle part. On s'attache un peu à Dennin qui reste toutefois un personnage très mystérieux lorsqu'il évoque sa mère au pays; La scène du rasage est excellente. On sent que Hans aimerait lui couper le cou, Dennin le sait et a de la peine à déglutir ... Le printemps qui revient amène des sourires sur tous les visages et rend les protagonistes très humains, à tel point que j'imaginais qu'au final le couple allait libérer le prisonnier. Les images sont à la fois très sombres et très lumineuses et le décors planté se résume au strict minimum.
Par contre je ne suis pas sûre qu'il n’agisse d'un drame. Un certain humour se dégage des images et la fin est plutôt drôle. D'ailleurs je crois que Dennin a quelques circonstances atténuantes : Son caractère est d'abord enjoué, il semble être un brave garçon heureux de vivre. On se rend vite compte que les autres sont plutôt oisifs, Dennin fais ci, Dennin fais ça, et en plus on se fiche de lui ouvertement. Bien sûr sa réaction est excessive mais il est poussé à bout, l'isolement et la promiscuité expliquent peut-être sa réaction. Pourtant ce geste semble considéré par les deux survivants comme un acte de folie pure. Comment pourraient-ils se remettre en question et juger des faits impartialement alors ? D'un autre côté un meurtre n'est déjà pas excusable, alors deux ... ?
Le jugement est une mascarade puisque personne ne défend Dennin sous le regard de la Reine Victoria. Le couple semble très heureux de la façon dont il a jugé, il estime d'ailleurs avoir bien parlé.
Le sens du film n'est pas très clair, pour moi il s'agit davantage de déclencher un questionnement.

Étonnamment le chien est très présent au début du film puis disparait avant d'être à nouveau visible quelques minutes alors que le prisonnier est à table et que le chien lui lèche les mains dans son dos.

Un film étonnant qui mérite le détour.








1 commentaire:

Anonyme a dit…

Keep updating your blog, it's very good to read. All the best!

System of Greatness

Enregistrer un commentaire

Articles les plus consultés

Membres