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Ce blog se propose de faire découvrir quelques films (principalement muets)
moins connus de l'âge d'or du cinéma, à ce jour plus de 850 films ...
Premier message le 09.06.2010 :
Lazybones


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lundi 18 juillet 2011

Mortal Storm (The) - Frank Borzage - 1940



Margaret Sullavan ...
Freya Roth
James Stewart ...
Martin Breitner
Robert Young ...
Fritz Marberg
Frank Morgan ...
Prof. Viktor Roth
Robert Stack ...
Otto von Rohn
Bonita Granville ...
Elsa
Irene Rich ...
Amelie Roth
William T. Orr ...
Erich von Rohn
Maria Ouspenskaya ...
Hilda Breitner
Gene Reynolds ...
Rudi Roth
Russell Hicks ...
Rector of University
William Edmunds ...
Lehman, University Doorman
Esther Dale ...
Marta, Roth's Maid
Dan Dailey ...
Holl, Youth Party Leader (as Dan Dailey Jr.)
Granville Bates ...
Prof. Berg

100 minutes
Titre français : La tempête qui tue


Dans un petit village bavarois, non loin de la frontière autrichienne, le professeur Roth (Morgan) fête ses 60 ans le 30 janvier 1933. Ses étudiants et collègues lui réservent une émouvante surprise et deux de ses étudiants Martin (Stewart) et Fritz (Young) lui offrent une statuette montrant la lumière au nom de toute la classe qui chante en son honneur. Plus tard, à la maison, Le professeur entame le gâteau en compagnie de sa femme Amelie (Rich), ses deux fils adoptifs Otto (Stack) et Erich (Orr), son fils Rudi (Reynolds) et sa fille Freya (Sullavan) et de Martin et de Fritz qui en profite pour demander la main de Freya, qui ne se sent pas prête. Otto, Fritz, Martin, Erich et Freya se sont jurés une amitié éternelle. Ce même jour, Hitler est élu chancelier du Reich par le maréchal Paul von Hindenburg* et une scission s'opère immédiatement, les pour Hitler - Otto, Erich et Fritz, et contre Hitler - le professeur, sa fille et Martin.
Martin habite dans un chalet de montagne en compagnie de sa mère (Ouspenskaya) et d'Elsa (Granville), une jeune fille qui aide aux tâches ménagères. Les amis tentent de rester liés mais la pression monte un soir, alors qu'un professeur est battu par les soldats pour n'avoir pas salué selon les règles. Martin commence à éviter de voir ses amis et un jour, alors qu'il raccompagne Freya qui se rapproche de lui, il est battu par ses anciens amis qui ont épousé la cause sans question ....



Un film qui montre bien la pression d'un groupe, la violence qui se dégage et les choix à faire. Difficile de rester neutres, la neutralité étant perçue comme une opposition au pouvoir dans de telles conditions. On peut imaginer qu'il devait être "presque" impensable que les choses puissent basculer dans une telle haine et avec une pareille violence lorsqu'on est idéaliste. En l'occurrence on finit par se faire happer par une machine qui dépasse tout entendement et je suppose que la survie devient le but numéro un. Je me demande combien de personnes n'étaient pas d'accord mais ont fait semblant, un peu comme Lehman, le gentil aide du professeur à l'université qui ne souhaite dans le fond pas saluer, mais qui le fait pour s'éviter tout ennui ?

Martin et Freya campent deux personnes aux cœurs purs, dans un décors superbe de montagnes et de neige mais dans une tourmente terrible. Ils résistent à la pression mais n'ont d'autre choix que la fuite car l'idéalisme n'a plus sa place dans un monde où il faut non seulement adhérer au pouvoir en montrant tous les signes extérieurs d'appartenance, mais aussi agir comme le pouvoir l'exige, et cela touche l'intégrité et la conscience des personnes. Bref, un choix difficile pour les personnes plus faibles et fragiles, telle la petite Elsa qui craint la torture.

James Stewart et Margaret Sullavan forment un très beau couple lumineux, Robert Young campe un Fritz ambitieux qui mettra tout en œuvre pour satisfaire le sacro saint pouvoir, Robert Stack et William T Orr de même, avec l'excuse de paraitre encore bien jeunes, Marie Ouspenskaya campe la vieille femme pleine de sagesse qui mariera les deux jeunes gens avec beaucoup de tendresse et d'émotions, Irene Rich et Frank Morgan sont très classes, Bonita Granville parait tout à fait affolée par les événements, et on voit même Ward Bond dans (je vous le donne en mille !) ... le rôle d'un méchant nazi ! Bref, de nombreux bons acteurs qui servent un film courageux !

De très belle scènes restent en mémoire, telle celle du poulain nourri délicatement par un James Stewart très doux (même si les poulains ne naissent pas souvent en hiver !), la fuite très symbolique à travers les montagnes et la neige en direction du col, l'image finale sur le portail et la porte d'entrée et les traces qui s'effacent petit à petit sous la neige, comme un message d'espoir finalement, comme si les traces allaient pouvoir disparaitre avec le temps ?

Merci Monsieur Borzage, Ah, que ça fait du bien de voir vos films ! je vous adresse une fleur (une pivoine !) depuis mon poste de travail !



Le début :
[white clouds appear; they quickly turn to storm clouds]
Narrator: When man was new upon the earth, he was frightened by the dangers of the elements. He cried out, "The gods of the lightning are angry, and I must kill my fellow man to appease them!" As man grew bolder, he created shelters against the wind and the rain and made harmless the force of the lightning. But within man himself were elements strong as the wind and terrible as the lightning. And he denied the existence of these elements, because he dared not face them. The tale we are about to tell is of the mortal storm in which man finds himself today. Again he is crying, "I must kill my fellow man!" Our story asks, "How soon will man find wisdom in his heart and build a lasting shelter against his ignorant fears?"

Citation : 
 Prof. Viktor Roth: I've never prized safety, Erich, either for myself or my children. I prized courage.

Ce film a été interdit de sortie en Allemagne par Hitler pour ses convictions anti-nazies très claires. En conséquence, dès ce moment, tous les films de la MGM ont été interdits !






*Hitler chancelier allemand




Le président de la République allemande, le maréchal Paul von Hindenburg, décide contre son gré de nommer Hitler à la chancellerie du Reich. Il n'a aucune sympathie pour le leader du Parti national-socialiste qu'il traite de "caporal bohémien". Hindenburg le charge de former un nouveau gouvernement de "concentration nationale". Le nouveau cabinet comprend trois membres du parti nazi à des places stratégiques : Hitler à la tête du gouvernement, Göring en tant que commissaire intérieur pour la Prusse et Frick au ministère de l'Intérieur. A la mort d'Hindenburg, le 2 août 1934, Hitler lui succèdera à la présidence du Reich.
La position de l'église n'est pas claire du tout :

 ou

http://www.rationalisme.org/french/moralite_missionnaires_2.htm




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