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jeudi 26 janvier 2012

The letter - Jean de Limur - 1929




Jeanne Eagels ...
Leslie Crosbie
O.P. Heggie ...
Joyce
Reginald Owen ...
Robert Crosbie
Herbert Marshall ...
Geoffrey Hammond
Irene Browne ...
Mrs. Joyce
Lady Tsen Mei ...
Li-Ti
Tamaki Yoshiwara ...
On Chi Seng


65 minutes

Dans un village proche de Singapore. Robert Crosbie (Owen) venu en Orient pour s'occuper d'une plantation de caoutchouc, annonce à sa femme Leslie (Eagels) qu'il va se rendre à Singapore pour changer son fusil qui n'est pas adéquat pour la chasse au tigre. Leslie fait envoyer dès son départ une lettre à Geoffrey Hammond (Marshall), son ex amant en le suppliant de venir la retrouver. Celui-ci vit maintenant avec Li-Ti une chinoise dont il est amoureux. Leslie tente de raviver son amour mais Geoffrey lui assène lui préférer Li-Ti. Folle de rage Leslie s'empare d'un revolver et le tue d'une multitude de balles dans le corps.
Pendant le procès elle ment et invente une histoire dans laquelle Geoffrey était devenu fou d'amour et qu'il tentait d'abuser d'elle mais Li-Ti s'arrange pour négocier la lettre en sa possession ...


Une histoire extrêmement simple menée comme une pièce de théâtre. Une prestation incroyable de Jeanne Eagels qui se montre d'une nervosité presque contagieuse. Elle va tout faire pour tenter de sauver les apparences, mais à quel prix ? Rien de ce qu'elle avait projeté ne se passe comme prévu. D'ailleurs à quoi bon, elle aime de toute son âme l'homme qu'elle a elle-même tué. Le final tombe tel un couperet. Un film étonnant par de nombreux aspects, les moeurs sont très fortement écorchés (le film a dû faire jaser à l'époque !), personne n'est vraiment épargné. Li-Ti met au point un chantage pour humilier Leslie qui la dénigre, l'avocat entre en matière pour cacher une pièce à conviction, le mari ne parle que de caoutchouc, L'assistant de l'avocat est très malin, et l'amant préfère Li-Ti. Plutôt original, non ? Au final l'avocat, généreux, ne communiquera pas sa note d'honoraire, par contre il demande au mari de rembourser ses frais, à savoir une somme de $10'000. Je vous laisse deviner la suite de ce fascinant film qui sort des sentiers battus et qui vaut vraiment le détour, car Jeanne Eagels fournit là une très belle performance, très particulière, et les acteurs l'entourant sont tous très bons.

Une scène étonnante vers le milieu du film : alors que Leslie apporte la somme convenue à Li-Ti, elle s'enfonce par un escalier sombre filmé en perspective, pour se retrouver dans un une petite salle attenant le bouge que gère Madame Li-Ti. On y aperçoit une foule hétéroclite, des danseuses pas très asiatiques déguisées, des marins, des indiens, un charmeur de serpent; alors qu'il commence à charmer le serpent supposé être dans le panier on bascule dans un combat entre une mangouste et un serpent dont l'issue n'est pas claire. Normalement c'est la mangouste la plus rapide, on peut donc en imaginer que Li Ti, qui semble parfaitement maitriser la situation, est représentée par le biais de la  mangouste !
La scène du procès durant laquelle Leslie décrit l'homme qui a tenté d'abuser d'elle est très sensuelle et révélatrice !

Jeanne Eagels décédera peu après ce film d'une overdose de drogue. C'est le deuxième film d'Herbert Marshall qui parait vraiment à son avantage dans ce rôle.

Le film présenté par Warner Archives collection possède une image d'une grande netteté. Il manque le son dans les quelques premières minutes mais le tout est magnifiquement restauré.

avec Reginald Owen

avec Herbert Marshall



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