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Ce blog se propose de faire découvrir quelques films (principalement muets)
moins connus de l'âge d'or du cinéma, à ce jour plus de 850 films ...
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jeudi 1 mars 2012

The White Sin - William A. Seiter - 1924



Madge Bellamy ...
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75 minutes

A Farm Center, un patelin quelconque. Hattie Lou vit avec sa tante Cynthia, une femme acariâtre et sans cœur qui la fait travailler sans répit et ne lui accorde aucun loisir et qui "has no room for charity in her bigoted soul". Le jour d'une fête alors qu'Hattie Lou a confectionné une robe secrètement, la mégère lui interdit de se monter ainsi attifée en Jezabel.
Hattie Lou se rend compte que le train qui passe en général sans s'arrêter à Farm Center est immobilisé. Comme elle rêve de romance et d'aventures elle s'approche et aperçoit les voyageurs, de riches personnes, les van Gore et leurs amis. Une femme de chambre est renvoyée car elle résiste aux assauts des jeunes gens. Hattie Lou prend sa place et se prépare à une croisière. Spencer Van Gore la poursuit de ses assiduités et lui promet le mariage. Comme Hattie le prend au sérieux, il monte un mariage bidon par le capitaine du bateau. Mais celui-ci a une fille et il s'arrange pour que le bateau se retrouve secrètement à plus de 3000 miles de la côte rendant ainsi le mariage légal. L’écœurant Spencer renvoie Hattie Lou, persuadé de lui avoir joué un bon tour ...



C'est l'histoire de Cendrillon en pire dont "Romance—tempting us to escape from the gray realities of today into the rose-colored land of tomorrow" résume bien le thème. Hattie Lou est l'incarnation de la jeune fille naïve et rêveuse qui se fait avoir de la manière la plus abjecte qui soit. Difficile à croire pourtant qu'un Capitaine se rende complice d'une telle chose (mais bon les capitaines d'aujourd'hui ne se montrent pas toujours à la hauteur finalement si l'on se réfère au naufrage récent d'un bateau de croisière dont je ne citerai pas le nom). La sœur de Spencer n'est pas consistante non plus. Elle renvoie la femme de chambre parce qu'elle refuse les avances de Stubby, l'ami un peu débile de Spencer, mais par contre semble protéger Hattie Lou. Enfin jusqu'à un certain point car elle avalise les actes de son frère en ne les dénonçant pas et lui garde son affection.

Madge Bellamy incarne plutôt bien Hattie Lou, ce genre de rôle de fille sans trop de caractère lui va comme un gant. Elle en fait toutefois quelquefois un peu trop dans la gestuelle, mais ce style va avec l'époque. Hallam Cooley est terrible, la tête à claque par excellence. John Bowers est toujours adorable avec son regard intense mais il n’apparait qu'après le changement de bobine, soit vers la fin, dans le rôle du frère dont on ignorait l'existence et qui a été blessé durant la guerre.

On peut reprocher à ce film d'exploiter toutes les voies du mélodrame : la pauvre fille exploitée, les méchants riches, la cruauté de l'abuseur, la précarité d'Hattie et de son bébé, le pauvre gentil frère blessé à la guerre, l'incendie, puis le final où tout à coup l'affreux frère passe à l'action etc. Pour s'éviter de trop en faire quand même, le réalisateur saute deux années durant lesquelles, son bébé vivant on ne sait où, Hattie semble vivre sous les ponts mais retrouve des vêtements convenables pour se présenter à la famille Van Gore. C'est excessif et tiré par les cheveux quand même.

Malgré tout on a droit à quelques très jolies scènes, par exemple celle où Hattie et Grant jouent aux échecs, quelques très beaux regards sont échangés, des mains tentent de se toucher, c'est charmant.

On trouve ce film chez Grapevine.

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