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Ce blog se propose de faire découvrir quelques films (principalement muets)
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jeudi 17 mai 2012

Back to God's Country - David Hartford - 1919




Nell Shipman ...
Dolores LeBeau

Charles Arling ...
'Sealskin' Blake

Wheeler Oakman ...
Peter Burke

Wellington A. Playter ...
Capt. Rydal (as Wellington Plater)

73 minutes
L'instinct qui veille
D'après une histoire de James Oliver Curwood  

Au Canada dans une nature intacte. Un chinois parti chercher fortune dans le grand nord entre dans un bar accompagné de son chien Tao. Un consommateur aviné se saisit de la longue tresse et la coupe. Mortellement humilié le chinois sort un couteau mais l'ivrogne qui brandit la tresse tel un trophée est plus rapide et l'abat d'un coup de feu. Son chien devient Wapi, un tueur que personne ne peut approcher.
Plus au sud un Mountie est sur le point d'arrêter Rydal un homme recherché pour ses crimes sans pitié mais son complice le descend et Rydal revêt l'uniforme de la police montée.
Dans la même région Peter (Oakman) un jeune chercheur en botanique ou géologie est hébergé chez les LeBeau, un père et sa fille Dolores (Shipman) qui vivent en parfaite symbiose avec la nature qui les entoure. Dolores a un contact particulier avec les animaux qui ne la craignent pas. La jeune fille et Peter éprouvent l'un pour l'autre un sentiment grandissant mais Peter doit poursuivre ses études et quitte la cabane. Alors que Dolores se baigne dans un bassin naturel formé par la rivière, Rydal et son complice l’aperçoivent. Rydal compte bien posséder la jeune fille mais celle-ci plonge et un ours l'empêche de poursuivre dans sa direction. Malin, Rydal fait croire qu'il est blessé à une jambe pour pouvoir bénéficier des soins de Dolores et son père. Très vite il trouve une occasion pour se jeter sur la jeune fille et son père la défend en tuant son complice qui tentait de l'empêcher de rentrer dans la petite maison. Rydal se porte alors en garant de la loi et l'arrête dans le but de faire pression sur Dolores “Canadian law knows no excuse for killing. I must take your father to the post”. Il emmène son prisonnier et se ravise en le jetant dans la rivière du haut d'une paroi rocheuse. Dolores saute à l'eau pour sauver son père mais il est déjà trop tard. Elle est rejointe sur la berge par Peter revenu sur ses pas pour récupérer un document que Dolores avait escamoté dans le but de le faire revenir. 
Les deux jeunes gens se marient et Peter est appelé dans le Nord. Ils prennent donc le bateau mais Dolores découvre avec horreur que le capitaine n'est autre que Rydal qui est ravi de cette opportunité pour remettre la pression sur elle et qui va tenter de se débarrasser de son mari ...



Un film dont la trame est très simple, un peu naïf mais touchant. D'un côté on a ce paradis perdu, cette nature intacte et les animaux qui y vivent en parfaite harmonie avec les deux belles âmes incarnées par les LeBeau, de l'autre on a ces déviants humains en la présence de Rydal et de Blake, un trader malhonnête qui bat le pauvre Wapi.
 
Les pulsions de Rydal sont vraiment très durables, c'est le moins qu'on puisse dire et la coïncidence de le retrouver sur le bateau semble évidemment un peu exagérée. Vu son gabarit on se dit qu'en réalité la pauvre Dolores n'aurait pas fait le poids très longtemps mais ce film m'a toutefois quand même tenue en haleine tout au long de l'action constante. Nell Shipman est très belle et ce rôle de femme qui se languit de ce coin de terre et des animaux qu'elle aime tant lui va très bien. Elle se montre déterminée et son rôle est central. Rien à voir avec un rôle de potiche, c'est un rôle d'être humain à part entière. Wheeler Oakman qui remplace au pied levé Ronald Byram tombé malade passe la moitié du film impuissant dans son lit. 
Wellington Plater est impressionnant d'assurance et de force. Sa persévérance n'a d'égale que sa cruauté. 
Le chien a un rôle important lui aussi. On est heureux de le voir réapparaitre après quelque temps dans le cours de l'action (par contre ce n'est pas un chien du Nord, il a du avoir froid le pauvre !). La course poursuite en traineaux tirés par les chiens est pleine de suspens.

Nul besoin de raconter la fin car tout est dit dans le titre : Back to God's Country. C'est rassurant, cela devait sembler encore possible à cette époque là car de nos jours il est bien peu probable que l'on retourne dans ce paradis perdu où les hommes et les animaux vivaient en bonne intelligence. C'est bien triste, dans le fond.

Nell était la femme du producteur et il semble qu'elle ait elle-même décidé de modifier l'histoire, ce que l'auteur n'a pas apprécié. L’héroïne se baigne nue et sauve le héros, en 1919 c'est très en avance sur le temps ! Toujours est-il que ce film a obtenu un énorme succès à sa sortie au Canada.





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