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Ce blog se propose de faire découvrir quelques films (principalement muets)
moins connus de l'âge d'or du cinéma, à ce jour plus de 850 films ...
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dimanche 29 juillet 2012

Noah's Ark - Michael Curtiz - 1928



Dolores Costello ...
Mary / Miriam
George O'Brien ...
Travis / Japheth
Noah Beery ...
Nickoloff / King Nephiliu
Louise Fazenda ...
Hilda / Tavern Maid
Guinn 'Big Boy' Williams ...
Al / Ham (as Gwynn Williams)
Paul McAllister ...
Minister / Noah
Myrna Loy ...
Dancer / Slave Girl
Anders Randolf ...
The German / Leader of Soldiers

Armand Kaliz ...
The Frenchman / Leader of the King's Guard
William V. Mong ...
Innkeeper / Guard
Malcolm Waite ...
The Blakan / Shem
Nigel De Brulier ...
Soldier / High Priest
Noble Johnson ...
Slave Broker
Otto Hoffman ...
Investor with Gun / Trader

100 minutes
Titre français : L'Arche de Noé


Dans l'Orient Express en route pour Paris, juste avant la déclaration de la première guerre mondiale. Marie (Costello), une jeune fille allemande se fait remarquer par sa grande beauté par Nickoloff (Beery), un homme en mission pour la Russie. Un jeune homme qui pique la place d'un pasteur (McAllistair) se voit remettre en place par Travis (O'Brien) un jeune américain. Dans le wagon bondé, des personnes de différentes nationalités commentent les nouvelles. Un pont saute et le train dégringole dans un précipice. Travis avec l'aide de Al (Williams) et d'un Balkanique sauve la jeune Marie coincée sous une poutre et l'emmène dans une maison. Il s'avère qu'ils se trouvent encore sur le territoire allemand mais non loin de la France et que la guerre vient d'être déclarée.
Durant la nuit Nickoloff tente d'abuser de Marie, Travis s'interpose, les soldats débarquent pour un contrôle d'identité et les amis s'enfuient pour se rendre à Paris.
Al ne tarde pas à s'engager dans l'armée et Travis se trouve tiraillé entre sa femme allemande et l'envie de s'enrôler, ce qu'il finit par faire après quelque temps. Dans les tranchées il retrouve son vieux copain Al qui finira par mourir d'une grenade lancée par Travis. De son côté Marie, devenue danseuse retrouve Nickoloff. Comme elle refuse ses avances, il la fait arrêter pour espionnage en déposant des papiers compromettants dans sa valise. Sur le point d'être fusillée, Marie a la surprise de se retrouver face à Travis qui fait stopper ses camarades alors qu'une bombe explose très près. Réfugiés tout en étant enterrés vivants dans les décombres, un pasteur leur conte l'histoire de l'Arche de Noé....



Impossible de résumer simplement cette histoire menée de façon assez abracadabrante et difficile à suivre. Il faut de plus faire abstraction des vérités historiques. Pendant un long moment on se demande où diable ce film veut en venir. Pourtant les acteurs ne sont pas mauvais, loin de là ! George O'Brien se montre touchant plus d'une fois, de même Guinn Big Boy Williams et Dolores Costello. George et Dolores forment un très beau couple, c'est indiscutable. Noah Beery est presque méconnaissable sous ses déguisements, il faut avouer qu'il est toujours inquiétant. Louise Fazenda est toujours amusante à regarder, Paul McAllistair me semble toujours incarner le même genre d'homme supposé être un grand sage et Myrna Loy apparait brièvement.
Cette histoire saute du coq à l'âne et il est impossible de s'attacher à l'action ou aux protagonistes en tant que spectateur. Les scènes de guerre sont trop courtes et empêchent ainsi de se sentir concernés de même les scènes tournées du temps de Noé qui possèdent une dimension comique involontaire.
Par contre, les effets spéciaux sont excellents, on a droit à des tremblements de terre, des coups de vent terribles, des inondations, un nombre de figurants incroyable, des décors somptueux etc.
Étonnamment les caricatures des différentes nationalités ont la vie dure : le français lit un magazine avec de jolies pépées, une femme replète incarne la mamma italienne con bambini, le british a un col rigide et un air coincé, le pasteur un air sorti tout droit de la bible ... soit des représentations toujours compréhensibles à notre époque !

Après de longues minutes d'incompréhension, au final on croit comprendre que ce film tente de nous dire que Dieu ne fait rien au hasard et que si nous souffrons il y a toujours une raison connue par le Tout Puissant. Il est de plus bien précisé qu'après cette terrible guerre les hommes auront compris le message et le sacrifice n'aura pas été vain. Malheureusement nous savons aujourd'hui que ce message n'a jamais été compris et ne le sera probablement jamais : Pour preuve les humains adorent toujours le veau d'or à notre époque et les guerres se succèdent sans répit.

Ce film mi-muet mi-parlant (très peu toutefois) est très bien rafraichi, la musique d'accompagnement est adéquate. On peut saluer le courage du réalisateur Michael Curtiz qui s'est quand même lancé dans une tâche monumentale, à voir par curiosité donc.

Citation :

Al: This war is more than just a fight. It's more like a funeral. And everybody ought to be in the procession or the hearse.(Cette guerre est davantage qu'une simple bataille. Elle s'apparente plus à un enterrement. Et tout le monde devrait se trouver dans la procession ou dans le corbillard)


Mirna Loy et Dolores Costello




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