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Ce blog se propose de faire découvrir quelques films (principalement muets)
moins connus de l'âge d'or du cinéma, à ce jour plus de 850 films ...
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samedi 4 octobre 2014

Juwelen - Hans Brückner - 1930


La Kärntner Straße (Rue de la Carinthie), Vienne, Autriche. Un joailler sort de son coffre une plaque de précieuses pierres lorsque la lumière s'éteint. Les pierres sont dérobées et le joailler assassiné. Non loin de là le même scénario se reproduit et le mystérieux criminel disparait. La police est impuissante à trouver une piste quelconque alors que le journal "La Trompette" publie un article au sujet des vols et offre une grosse récompense pour la capture du criminel.



Au club des joaillers dont le président est Rufus Geiring un visiteur venu d'Amsterdam se présente, Pieter Van Dammen. Il sort un diamant qui intéresse les hommes présents qui se le passent en hochant la tête. Soudain la lumière s'éteint, Van Dammen semble avoir été poignardé mais réapparait alors qu'un homme apporte de la lumière grâce à un gros chandelier. Il explique avait pressenti qu'il serait la cible d'un possible crime et déclare vouloir s'occuper de l'affaire et téléphoner à la police mais coupe le cordon du téléphone avant de s'enfuir discrètement en emportant son diamant dans une enveloppe qui porte les traces de mystérieuses empreintes digitales.
 

Plus tard un homme se présente dans la joaillerie Geiring et demande à voir un bijou. Après de longues hésitations il n’achètera rien mais se saisit de la main du vendeur qu'il serre fortement sur son gant. Il reproduira la même chose dans plusieurs bijouteries, et n'oubliera pas de serrer les mains de tous les vendeurs. 
Un jour plus tard un inconnu se présente encore à la bijouterie et demande à voir les bracelets. Lorsqu'il fait la connaissance de la pupille de Geiring, Eva, il lui demande de choisir celui qu'elle trouve le plus beau.
Lorsqu'on lui demande le prénom qu'il souhaite graver sur le bijou il déclare simplement le nom d'Eva et demande à ce qu'il soit livré au Park Hotel à son nom, Alexis Karlovich.
Le lendemain le baron Costelli contacte Geiring pour lui demander une estimation de ses bijoux et l’emmène chez lui. Geiring se retrouve bizarrement assis dehors en pleine nuit sans comprendre qu'il a été drogué.
Le surlendemain lorsqu'Eva se rend à l’hôtel pour livrer la commande du bracelet, le réceptionniste lui déclare qu'aucun Schiffslieutenant n'a loué de chambre dans l'établissement. Sur le chemin du retour deux hommes l'attaquent pour lui dérober ses valeurs et un jeune homme vient à sa rescousse. 

Chez Rufus Geiring il se présente, Robert Sonnweg, et refuse l'argent qu'il lui propose en guise de récompense pour avoir sauvé sa protégée. Robert déclare être pauvre et sans emploi, du coup Geiring l'embauche pour remplacer son employé qui l'a laissé tombé très soudainement ...





Un film étrange et surréaliste, à la fois crime et fiction, rêve éveillé et réalité, avec une ambiance qui sort tout à fait des sentiers battus. Le rythme est lent et presque comme au ralenti, du coup on a l'impression de flotter avec les protagonistes un peu comme si on était saouls ou drogués. 
L'action va toutefois crescendo, les faits convergent lentement et on comprend assez vite le fil conducteur après un début qui laisse perplexe.


 Les décors sont extraordinaires et ajoutent un soupçon d'irréalité : l'appartement de Geiring est joliment meublé en style Art-déco, les lignes sont épurées et stylisées, les plafonds sont hauts. A un moment les deux adversaires jouent aux échecs. Les pièces ressemblent beaucoup à celles dessinées par Man Ray pour son échiquier créé en 1920. Cette scène appuie encore le côté kafkaïen de l'atmosphère de ce film.





Les rues de Vienne sont partiellement enneigées et peu de passants sont visibles si ce n'est dans la scène de l'affichage de l'annonce de la récompense par le journal.
La lumière est bien exploitée, le film est sombre dans l'ensemble et les images possèdent une grande profondeur.
Le combat final est d'une grande violence devant la jeune femme, Eva, rendue paralytique par les événements. Sur ce qui ressemble à un trône, elle siège telle une déesse impassible tandis que les deux hommes luttent dans un combat mortel à ses pieds.




On devine la même personne sous le maquillage très bien fait et on est un peu surpris que le réalisateur ait cru bon de devoir nous expliquer ses différents rôles avant la fin. 
La musique de Richard Deutsch et Lars Stigler accompagne bien les images, à certains moments on a l'impression d'entendre des pas sous la pluie ... 
Un film fascinant à voir dont les images collent à la rétine !


Un DVD édité par Film Archiv Austria : Je regrette que la page dédiée à ce film ne donne pas davantage d'indications sur l'oeuvre qui n'est pas mise en valeur. De même la fourre du DVD qui n'est pas attractive et peu représentative. Il est d'ailleurs regrettable qu'une fiche complète du film ne soit pas disponible. Le film est tiré d'un négatif qui s'est détérioré depuis. Il n'existe pas d'autres sources de ce film.

Sous-titres allemand ou anglais.

Le lien sur CINEFICHES

65 minutes

Autre titre : Sensation im Diamanten-Club

Musique de Richard Deutsch et Lars Stigler



Rufus Geiring   Oscar Beregi Sr.
Robert Sonnweg   Alexander Critico
Lydia Kühn   Renate Tiroff
Eva   Maria Sorell
                               Beat Tyrolt

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