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Ce blog se propose de faire découvrir quelques films (principalement muets)
moins connus de l'âge d'or du cinéma, à ce jour plus de 850 films ...
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jeudi 23 février 2012

Himmelskibet - Holger-Madsen - 1918



Nils Asther ...
Martian citizen
Philip Bech ...
Martian leader - wise man
Alf Blutecher ...
Dr. Krafft, Avantis' friend
Frederik Jacobsen ...
Professor Dubius
Lilly Jacobson ...
Marya, Martian leader's daughter
Svend Kornbech ...
David Dane, american
Nicolai Neiiendam ...
Professor Planetaros, astronomer
Alfred Osmund ...
Martian priest
Zanny Petersen ...
Corona, Avanti's sister
Gunnar Tolnæs ...
Avanti Planetaros, sea captain


97 minutes
autre titre : 400 Million Miles from Earth

Ne vous méprenez pas, Nils Ashter figure peut-être en tête des acteurs ci-dessus mais il n'apparait que quelques secondes. Le héros de ce film est Gunnar Tolnæs !

Avanti, le fils du professeur Planetaros revient d'une glorieuse mission en mer. Son père lui donne l'envie de progresser et de découvrir l'univers et Avanti s'initie à l'aviation. Un jour il revient bouleversé car il a volé plus haut que quiconque à ce jour et entrevoit une possibilité de voler jusqu'à mars. Son père soutient le projet ainsi que le Dr Krafft, amoureux de sa sœur Corona.
Au bout de deux ans le vaisseau spatial (Himmelskibet) ou plutôt l'engin spatial est construit et il ne reste plus qu'à trouver un équipage. 
Le capitaine Avanti organise une soirée pour les téméraires qui désireraient tenter l'aventure et le professeur Dubius tente de semer le doute comme son nom l'indique. Après des adieux aux siens, le vaisseau décolle en direction de la planète mars vers laquelle il se dirige à 12'000 km à l'heure.
Après 6 mois le vaisseau vogue toujours en direction de Mars et les hommes se découragent dans la nuit (!) qui les entoure. Alors qu'une mutinerie se prépare Avanti et le Dr Krafft prévenus par l'un d'eux se préparent à défendre chèrement leurs vies. Mais sur Mars ils sont repérés et les Martiens accélèrent leur arrivée. Le vaisseau atterrit dans la liesse générale, une population tout de blanc vêtue les accueille avec gentillesse. Les notables parviennent à communiquer par la transmission de pensée et leur présentent leur planète. Dans un jardin ils font goûter aux voyageurs les fruits locaux et les terriens apportent des échantillons en provenance de la terre, une bouteille de chianti qui provoque une grimace et une boîte de viande qui dégoute profondément le sage qui demande alors comment ils font pour manger de la viande. Avanti se méprenant sur la question prend alors son revolver et abat un oiseau qui passe provoquant ainsi un mouvement de panique car des milliers d'années étaient passés sans qu'un coup de feu soit tiré sur Mars. La foule se dirigeant en courant vers eux, le Dr Krafft lance une grenade et un jeune homme s’effondre ...

Les martiens déclarent alors qu'il leur faut se rendre dans la maison des jugements ...



Je m'arrête là pour ne pas en dire plus sur cet excellent film sorti le 22 février 1918, soit 94 ans jour pour jour avant que je n'aie la chance de le voir.
Les films qui apportent de l'espoir même s'il peuvent paraitre naïfs m'émeuvent. Je trouve simplement réconfortant de partager ce sentiment avec d'autres personnes, égale l'époque à laquelle elles ont vécu. Là je suis tombée sous le charme de ce film truffé d'images symboliques. Je n'y ai pas vu, comme certains l'ont relevé, d'images racistes.

On ne peut manquer remarquer que les protagonistes portent des noms qui reflètent leur personnalité : ainsi Avanti va de l'avant, Planetaros garde un œil vers l'univers et donc démontre une ouverture d'esprit peu commune, le Dr Krafft produit de l'énergie et donne l'élan nécessaire, le professeur Dubius apporte ses doutes et donc manque de foi dans le projet qu'il tente de saboter, Marya représente bien sûr la pureté et l'innocence, et Corona est la constellation de la couronne et donc la noblesse de son esprit ne peut nous échapper. David Dane pourrait représenter le commun des danois ou des terriens par extrapolation, le film étant danois et Dane voulant dire danois en anglais (mais là je m'avance). Leur vaisseau s'appelle l'Excelsior.

L'histoire est fort simple : l'aventure de quelques personnes ayant la foi en leur projet qu'ils mènent à son terme et, malgré les quolibets de ceux qui n'y croient pas, ils ne se découragent pas. Une fois le vaisseau parti, le doute assaille les plus faibles qui se regroupent et qui tentent de se rassurer en prenant le contrôle de la machine dans l'obscurité ou les ténèbres sidérales qui les entourent.
Les martiens représentent l'idéal humain et ça fait chaud au cœur de les voir emplis d'amour et simples. Les terriens vont assister à la danse des vierges, aux coutumes locales toutes emplies de beauté et d'amour. Ils vont faire le serment de ne plus jamais faire couler le sang (on est en 1918 et la fin de la première guerre mondiale approche - pour mémoire L'armistice sera signé le 11 novembre 1918 tôt le matin et marquera la fin des combats, le Danemark étant resté un état neutre).

Les martiens ont des années d'avance sur les terriens, ils savent vivre en bonne entente les uns avec les autres après avoir connu la violence. Les sages meurent avec reconnaissance pour la vie qu'ils ont menée et s'en vont le coeur empli de bonheur. Aucun jugement n'est porté par une tierce personne, celles qui commettent de mauvaises actions sont priées de se juger elles-mêmes consciemment.
Bien sûr Avanti tombe amoureux de la belle Marya. Lorsqu'il lui déclare son amour celle ci l'installe sous un arbre du songe ce qui lui permettra de savoir si elle doit s'unir avec lui. La scène de l'union est particulièrement douce et tendre. D'ailleurs une bonne partie du film l'est, doux et tendre.
Gunnar Tolnæs est un homme magnifique qui possède une jolie prestance. Un visage très beau au profil très masculin, il a de plus de belles mains déliées. Ses expressions sont assez théâtrales dans ce film. Lilly Jacobson sourit avec douceur tout au long du film. La sensation de douceur est accentuée par les voiles vaporeux qu'elle porte et par ses longs cheveux soyeux dans lesquels des reflets de lumière se perdent. 
Les terriens arrivent en combinaison de cuir sombre, portent des revolvers et des grenades et se munissent de masque à gaz pour débarquer avant de réaliser que l'air est tout à fait respirable. Une fois leur conversion effectuée ils recevront la cape blanche de l'innocence.
Tout cela est certes un peu théâtral  mais cela ne nuit toutefois pas au sens profond de ce film qui est un régal pour les yeux et pour le cœur.
Si comme le professeur Dubius vous ne croyez pas aux aventures qui dépassent notre entendement  - passez votre chemin. Si l'utopie ou la quête d'un idéal ne vous font pas peur ou si vous avez gardé une âme d'enfant friande de contes, ce film devrait vous plaire !



Sur Mars, même les fleurs vont se coucher ...







Attention la musique de cet extrait n'est pas la musique du DVD que vous pouvez obtenir au film & kunst GmbH, Edition Filmmuseum  http://www.edition-filmmuseum.com/




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