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Ce blog se propose de faire découvrir quelques films (principalement muets)
moins connus de l'âge d'or du cinéma, à ce jour plus de 850 films ...
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vendredi 26 octobre 2012

The Better Man Wins - Marcel Perez - 1926



Pete Morrison ...
Bill Harrison
Dorothy Wood ...
Nell Thompson
E.L. Van Sickle ...
Hugh Thompson
Jack Walters ...
Dick Murray
Gene Crosby ...
Grace Parker
Tom Bay ...
Dr. Gale


64 minutes


Devil's Canyon, dans un ranch autrefois prospère où vivent Nell (Woods) et son père. Un jour elle surprend des voleurs qui emmènent le peu de bêtes qu'ils possèdent encore. Alors qu'elle les poursuit, elle est attaquée par les bandits et ne doit son salut qu'à un homme simple qui l'aime et la suit de loin, Bill Harrison (Morrison). Soulagée d'avoir échappé aux bandits elle accepte de sortir avec Bill.
Des citadins en goguette font leur apparition dans une grosse voiture. Grace Parker (Crosby), la jeune femme qui s'y trouve reste coincée sous la voiture. Nell appelle Bill de trois coups de feu, le signal convenu en cas d'urgence et l'envoie chercher le docteur qui prescrit à Grace une immobilisation de 6 semaines pour se remettre de sa jambe cassée. Nell leur propose de s'installer au ranch ce qui plait beaucoup à Dick Murray (Walters) le compagnon de Grace qui a déjà repéré une proie facile en la personne de Nell et lui fait les yeux doux, rendant au passage Bill jaloux. La convalescente de son côté entame un flirt avec Bill qui est complètement tourneboulé par le charme de la jeune femme qui n'hésite pas à l'embrasser.
Bill surprend Nell repoussant les avances de Dick et ne sait plus très bien où il en est. Il chasse l'entreprenant du ranch puis lui-même quitte la maison à la suite de Grace en laissant une mot à Dell désespérée. Son père meurt le même jour de chagrin devant le désarroi de sa fille. 
Le ranch est vendu aux enchères. Non loin Nell pleure son père qui repose auprès de sa mère et du petit Joe. Dick, chassé par Grace qui a jeté son dévolu sur Bill, revient chercher Nell et l'emmène en ville où il lui promet le succès au Metropolitan Cabaret qu'il possède.
Pendant ce temps Bill fait l'expérience de la vie citadine et de ses règles, Grace le sort et essaie de lui inculquer les manières des gens de la ville mais Bill ne supporte pas son col trop serré, il marche sur les pieds des danseurs, bouscule un serveur, flanque son poing dans le visage d'un homme et finit par comprendre son erreur. Il quitte Grace et revient chercher Nell mais celle-ci n'est plus là et le ranch appartient à un inconnu ...



Un film mi urbain mi campagnard. L'action ne s'apparente pas vraiment à un western mais plutôt à un chassé croisé amoureux. Pete Morrison incarne un homme simple et pas très dégrossi qui vit selon des codes qui n'ont rien à voir avec ceux menés en ville par les deux aventuriers peu scrupuleux. Les couples s'échangent ce qui est très surprenant. Grace s'en va avec Bill, et Nell se retrouve avec Dick qui se montre presque gentil et protecteur avec le petit oiseau qu'il a ramené de l'Ouest. On comprend que Grace est fière d’exhiber son nouvel amant en la personne de Bill, mais celui-ci n'entre pas du tout dans le cadre qu'elle avait prévu. Lorsqu'elle repousse son ancien compagnon Dick, elle se retrouve assez vite sans le sou. Du coup elle tente de récupérer son vieil amant qui bien sûr n'en veut plus.
Pendant ce temps la pauvre Nell doit danser de force et se montre d'une grande tristesse...
Le bonheur des deux tourtereaux campagnards trouvera une fin heureuse grâce à la jalousie de Grace qui, fine mouche, utilisera Bill pour se venger de son compagnon d'antan. Bref, tout ce que je peux dire c'est que le final vaut son pesant de cacahuètes, avec un Bill déchainé qui pénètre dans le cabaret sur le cheval qu'il a emprunté à un agent de police et qui sème la pagaille et la désolation pour notre plus grande joie !
Un film original qui doit beaucoup aux protagonistes : Dorothy Woods se montre dans le rôle de la jeune ingénue campagnarde qui refuse ses baisers à Bill, Pete Morrison dans celui du jeune homme maladroit, inexpérimenté et un peu plouc qui reste à distance puis succombe à la femme fatale (démontrant au passage quelques émois et troubles douloureux), Jack Walters, le grand méchant loup dont le visage expressif se déforme ou se montre convaincant avec facilité et Gene Crosby, la femme expérimentée belle et sûre d'elle.
 Un film parabole car au final après avoir connu l'enfer de la ville, nos deux campagnards se retrouveront quasi intacts, fidèles à leurs valeurs et plus forts qu'avant.


Dorothy Woods partage quelques ressemblances avec Mary Pickford, dont la taille, plutôt petite et de jolies boucles.
Pete Morrison était un vrai champion de rodéo sur qui la vie Hollywood n'a jamais vraiment eu beaucoup d'emprise. Ce rôle lui va donc certainement comme un gant. Dommage qu'on ait pas beaucoup d'autres films le mettant en vedette à se mettre sous les yeux !

Les images sont simples et sobres. Les trois croix du petit cimetière familial de Nell indiquent Papa, Maman, Little Joe ... les décors authentiques montrent un certain délabrement et la pauvreté de ces régions rurales reculées où le seul progrès visible semble être l'électricité, au vu des poteaux jalonnant la route menant à la petite communauté.


On trouve ce film atypique chez Grapevine.


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