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Ce blog se propose de faire découvrir quelques films (principalement muets)
moins connus de l'âge d'or du cinéma, à ce jour plus de 850 films ...
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vendredi 8 novembre 2013

A Stolen Life - Curtis Bernhardt - 1946




Bette Davis ...
Kate Bosworth / Patricia Bosworth
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Bill Emerson
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Freddie Linley (as Charlie Ruggles)
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109 minutes

Titre français : La voleuse

Kate Bosworth rate le ferry qui devait l'emmener sur une île près de Cape Cod. Comme on lui indique un canot qui va s'y rendre elle insiste auprès de son pilote afin d'être prise comme passagère. Le pilote, Bill Emerson se montre tout d'abord très réticent mais finit par l'accepter devant son insistance.
Durant le trajet tous deux font connaissance et Kate esquisse même le portrait de Bill. A l'arrivée dans l'île Eben Folger les accueille à leur descente de canot. Eben est l'homme avec lequel Bill travaille dans un phare non loin et qui lui adresse des reproches pour avoir pris un passager. Mais Bill est plutôt ravi d'avoir fait la connaissance de la délicate et naturelle Kate. Le lendemain, celle-ci décide de se rendre à la voile au phare. Eben tente de lui en interdire l'accès mais Kate a plus d'un tour dans son sac pour se faire accepter par le vieil homme elle n'hésite pas à faire l'acquisition d'un bateau en bouteille convoité par Eben en échange de quelques heures par jour de pose pour le peindre et il finit par accepter la proposition.
Un jour de brouillard la timide Kate est forcée de rester dans le phare et avoue à Bill avoir trouvé ce prétexte pour le retrouver. Celui-ci est heureux et se confie à elle avant de lui montrer ses endroits préférés qu'il aimerait la voir peindre. Tous deux ont rendez-vous le lendemain pour manger ensemble mais alors que Bill l'attend sur le quai il aperçoit la soeur jumelle de Kate, Patricia, qu'il prend pour Kate et interpelle. Patricia bondit sur l'occasion de se faire passer pour Kate et accepte de manger avec lui avant de l'emmener à la maison où elle se montre amusée et pleine d'assurance. Lorsque Bill lui avoue qu'elle est bien gentille mais que le "glaçage" du gâteau n'est pas suffisant, Patricia contre attaque en l'embrassant devant les yeux de Kate qui revient à la maison faute d'avoir pu trouver Bill. Bill ne prend pas trop au sérieux la situation alors que Kate est profondément blessée.
Le lendemain soir la sophistiquée Patricia se trouve justement à une soirée folklorique où Bill emmène Kate. Elle s'impose sans difficulté au jeune homme qui en oublie la pauvre Kate qui n'a dès lors plus aucune chance d'attirer son attention.
Bill finit par épouser Patricia et tous deux s'en vont vivre à Boston, où vit aussi Kate qui se remet à peindre de plus belle. Le soir du vernissage de son exposition elle fait la connaissance de Karnock, un peintre talentueux sans le sou qui profite du vernissage pour se mettre des canapés sous la dent. Amusée Kate le suit chez lui et finit, devant son talent, par l'inviter dans son atelier afin qu'il lui donne des cours de peinture.
Kate se montre désireuse d'apprendre et Karnock très direct et plutôt rude ne la ménage pas. Il semble s'attacher à sa façon à Kate mais celle-ci est toujours éprise de Bill ...


Je ne résiste pas à parler de ce film, excellent jusque vers la fin qui plombe totalement le film. Kate se montre attachante et on comprend mal que Bill s'intéresse à sa soeur beaucoup plus sophistiquée. Bien sûr il explique son intérêt par le "glaçage" du gateau que Kate n'aurait pas. Difficile de le croire alors qu'il se montre au début du film comme un homme épris d'indépendance et de solitude qui préfère travailler dans cette région éculée plutôt qu'accepter un poste qui lui apporte un salaire trois fois plus important proposé par l'un de ses anciens camarade d'étude.
Toutefois cela ne pose pas trop de problème au spectateur qui suit l'histoire de cette soeur jumelle évincée par sa propre soeur qui lui vole l'homme qu'elle aime avec un immense intérêt. 
Les choses deviennent palpitantes lors que Patricia meurt durant une tempête en se noyant près du phare qui a permit le rapprochement entre Bill et Kate. Rescapée, Kate qui tient l'alliance de Patricia est prise pour elle. Dans le brouillard dans lequel elle se trouve elle ne dément pas sa nouvelle identité et finit par prendre la place de sa soeur pour découvrir que Patricia trompait Bill avec un certain Talbot et que leur vie de couple battait de l'aile. Au lieu de comprendre alors la futilité de ce couple elle persiste à pleurer l'homme qu'elle aime et tente de se rapprocher, avec toutes les maladresses que sa méconnaissance de sa soeur apportent.
Le spectateur se demande alors avec une certaine inquiétude et avec raison comment va être abordée la fin. Et là malheureusement le film perd tout intérêt en plongeant dans la guimauve.
Le peintre Karnock disparait purement et simplement alors qu'il aurait eu tellement à apporter à Kate pour l'aider à développer ses potentiels. Non celle-ci finit par retrouver Bill et on comprend que ce couple ne rencontrera jamais un bonheur durable puisqu'aucune interaction ne permettra plus à Kate de prendre sa propre vie entre ses mains.
Pourtant le scénario aurait pu tenir en haleine jusqu'au bout. On aurait pu imaginer que Kate peigne le fameux paysage qui plaisait tant à Bill et que celui-ci aurait compris alors la finesse de l'esprit de la jeune femme.  En plus Kate aurait pu s'intéresser à Karnock, grâce à ce rôle déclencheur ce qui aurait fait comprendre à Bill sa grande erreur en épousant sa soeur futile ? Bref, ce n'est pas les idées qui manquent, bref les deux hommes auraient pu valoriser Kate ce qui lui aurait permis de prendre confiance en elle mais malheureusement ce créneau n'était pas au programme.

Bette Davis est magnifique comme toujours. Elle joue trois rôles, la timide, gentille et sensible Kate, Patricia la sophistiquée sûre de son pouvoir sur les hommes et Kate jouant Patricia avec une aisance certaine. Glenn Ford tout mignon parait presque palot face au toujours intense et tendu Dane Clark.
Cerises sur le gâteau, Walter Brennan très naturel dans ce rôle de marin un peu rude, Charles Ruggles dans le rôle du cousin prévenant et sympathique et Bruce Bennett dans celui de l'amant éconduit.

Alors qu'il croit parler à Kate Bill lui annonce qu'il ne souhaite pas trop s'engager dans leur relation, arguant qu'un homme s'intéresse forcément aussi beaucoup au "frost" ou glaçage du gâteau. Même si l'image est bien choisie, j'ose espérer que certains hommes s'intéressent aussi au gateau sous le glaçage, sachant que si un glaçage en jette plein les yeux il se mange rapidement alors qu'on peut savourer longtemps le gâteau ! ;-)





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