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Ce blog se propose de faire découvrir quelques films muets
moins connus depuis les débuts du cinéma jusqu'en 1930 environ (à ce jour plus de 1'000 films, serials et shorts ...) ainsi que quelques films sonores. Le but était de lister 1'000 films incluant un descriptif ainsi qu'un commentaire écrit sans prétention. C'est chose faite depuis la fin janvier 2022 !

Déclencheur de ce blog, le premier message daté du 09.06.2010 :
Lazybones


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samedi 19 octobre 2013

Moonrise - Frank Borzage - 1948




Dane Clark ...
Danny Hawkins
Gail Russell ...
Gilly Johnson
Ethel Barrymore ...
Grandma
Allyn Joslyn ...
Sheriff Clem Otis
Rex Ingram ...
Mose
Harry Morgan ...
Billy Scripture (as Henry Morgan)
David Street ...
Ken Williams
Selena Royle ...
Aunt Jessie
Harry Carey Jr. ...
Jimmy Biff
Irving Bacon ...
Judd Jenkins
Lloyd Bridges ...
Jerry Sykes

Le fils du pendu
D'après un roman écrit par Theodore Strauss

90 minutes

Daniel Hawkins n'est qu'un bébé lorsque son père est pendu pour avoir tué un homme. Toute sa jeunesse il subit les tracasseries et la cruauté des autres enfants qui ne manquent pas de lui rappeler qu'il est le fils d'un pendu ce qui provoque de violentes bagarres. Devenu adulte Danny est fermé et mal dans sa peau.
Un soir, non loin du bal champêtre où dansent leurs connaissances, il se retrouve face à face avec l'un de ses anciens camarades de classe, Jerry Sykes, le fils du banquier et l'un de ses plus virulents persécuteurs depuis toujours. Jerry sort avec Gilly Johnson, l'institutrice, et interdit à Danny de danser avec elle. Comme la tension monte, les deux jeunes gens en viennent aux mains. Après un échange de coups qui laissent Danny douloureusement pantelant, Jerry l'agresse en lui demandant si son père a eu le temps de lui décrire ses sensations au bout de la corde et Dan voit rouge. De victime il devient agresseur et se rue sur Jerry qu'il met Ko d'un coup de point mais Jerry se relève et se saisit d'une pierre qu'il assène sur le cou de Dan. Celui-ci devenu furieux et incapable de se contrôler s'empare de la pierre et frappe violemment à la tête Jerry qui succombe à ses coups.
Bien qu'il s'agisse de légitime défense Danny cache le corps dans les marais et retourne au bal où il prend la défense de Billy, un jeune sourd et muet un peu simplet qui lui aussi subit les moqueries des autres jeunes gens. Plus tard Danny danse avec Gilly qu'il embrasse de force. Gilly lui annonce avoir accepté la proposition de mariage de Jerry qui a disparu. Plus tard Dan provoque un accident en ramenant un couple d'amis et Gilly en voiture, malgré les mises en garde des jeunes gens inquiets de le voir rouler si vite. Il s'en tire sans une égratignure et revoit Gilly qui finit par succomber aux rudes avances du jeune homme.
La ville est en émoi car Jerry a disparu. Son père fait venir un détective et le shérif est lui aussi sur l'affaire. Le comportement de Dan devient de plus en plus étrange, mal à l'aise il se réfugie auprès de Mose, un homme de couleur qui élève des chiens dans les marais. 
Peu de temps après le corps de Jerry est découvert, ainsi que le canif que Jerry a égaré alors qu'il trainait le corps ...



L'histoire est extrêmement simple, pourtant elle nous est contée de manière très complexe tout en étant très explicite. Les images explorent le subconscient, ainsi voit-on les jambes des hommes qui accompagnent celles d'un homme mené à l'échafaud, la pendaison est suggérée et on bascule dans une chambre d'enfant dans laquelle un bébé pleure, une ombre de pendu se reflètant sur son lit. L'allusion est claire même s'il ne s'agit que de l'ombre d'une poupée !

Les décors sont plantés : la ville, le marais, la foire, la maison où se réfugie Dan. Les images sont très parlantes et le jeu des images noir et blanc magnifiquement orchestré. Les détails sont extrêmement stylisés et soignés et les symboles précis. Ainsi Jerry est-il vêtu de blanc et Danny de noir, symbole de son exclusion de la bonne société de la petite communauté. Le marais est bien sûr l'image du marasme dans lequel se trouve le pauvre garçon, et en ce sens tout le film se passe de nuit.
Les traumatismes de son enfance enferment Danny dans une espèce de fatalité fortuite. On finit par devenir Danny que l'on comprend partiellement; Mais il semble tellement torturé qu'il devient pour le spectateur presque douloureux à suivre, comme il semble l'être pour ses interlocuteurs dans le film.
Terriblement handicapé par son passé (mais dans le fond c'est l'image de ce père pendu qui le hante) il met mal à l'aise Gilly qu'il aime de façon brusque. A tel point que celle-ci tortille son mouchoir entre ses doigts dans une scène que l'on découvre en gros plan pendant quelques secondes de façon très appuyée.

Danny explore la part d'ombre qui l'habite de façon obsessionnelle. Il ne voit aucune issue. A s'obstiner à vouloir fuir son passé il accélère comme un fou au volant de la voiture, secoue un racoon dans un arbre comme s'il s'agissait de lui-même. Comme le raton laveur il porte un masque aussi.
Pourtant il apparait presque heureux lorsqu'il tient ou regarde avec une certaine tendresse les chiots de Mose. Traqué par la meute il se montre violent avec Daisybelle, la chienne qu'il aime pourtant peu de temps auparavant. De même il manque étrangler Billy le sourd muet qu'il protège pour récupérer son canif. On comprend donc qu'il est capable d'aimer et de détruire de la même manière et bien sûr qu'il en est encore au stade de l'enfance !

C'est un film un peu lent qui sort des sentiers battus. On sent la formidable confiance de Borzage en l'être humain et l'humanité tout court. Les protagonistes évoluant autour du jeune homme torturé, que ce soit Mose ou le shérif, portent à Danny une certaine tendresse et démontrent une grande compréhension. Lui seul se torture et s'enfonce dans ses angoisses alors que les autres le poussent à se rendre afin qu'enfin il puisse renaitre à la vie ... Le spectateur lui-même devient tendu tant l'acteur Dane Clark est lui-même crispé et au bord de la rupture. Borzage réussit le tour de force de nous faire comprendre que ce garçon a besoin d'aide. C'est donc aussi un film intéressant à voir de nos jours puisque les journaux ne manquent pas de nous abreuver d'histoires de ce genre, provoquant au passage une espèce de vindicte populaire sans aucune notion de la personne, de ses actes et du contexte. On est actuellement bien loin de l'humanité démontrée dans ce film et c'est très inquiétant.

Un élément reste toutefois inexpliqué, en effet comment expliquer le changement radical de Gilly qui vient d'accepter la demande en mariage de Jack et qui tourne casaque si facilement ? Le film est donc pour moi davantage lié à un parcours personnel initiatique et non à un film d'amour qui passe dès lors au second plan. Dan est en quête de lumière, ou plutôt se débat dans la nuit (à noter que le titre est très explicite en ce sens). Il va donc renaître et se trouver de nouveaux parents en les personnes du shérif, de Mose et de Gilly. Ceux-ci vont petit à petit le conduire à se rendre et à retrouver son vrai visage comme le dit si bien Gilly.

Et quand même un regret : A la fin de de la scène se passant à la foire, alors que Dan est étendu au sol et que le spectateur devient Dan, le visage des badauds et de Gilly au dessus de lui. J'aurais aimé avoir une petite transition avant de retrouver le jeune homme étendu dans le marais. Il m'a fallu un moment pour passer d'une scène à l'autre.


Pour des raisons budgétaires, Dane Clark est engagé alors qu'il est encore peu connu pour remplacer John Garfield initialement sensé être réalisé par William Wellman. Après des méandres financières compliquées le projet échoit à la Républic qui le confie à Frank Borzage.

Ethel Barrymore apparait dans les dernières minutes du film.


Je suis contente de publier mon 600e message avec un film de Borzage puisque c'est un peu grâce - ou à cause - de lui que j'ai posté mon premier message dans ce blog il y a 3 ans,  Lazybones !




mardi 15 octobre 2013

Sidewalk Stories - Charles Lane - 1989

 


Charles Lane ...
Artist
Tom Alpern ...
Bookseller
Nicole Alysia ...
Child
Edwin Anthony ...
Penny Pincher #1
Michael Baskin ...
Doorman / Street Cop
Jeff Bates ...
Police Officer #2
Angel Cappellino ...
Bully's Mother
Jeffrey Carpentier ...
Homeless Native American
John Carr ...
S.O.B. Man
Vince Castelano ...
Child Customer #3
Jimmy Clohessy ...
Precinct Cop #2
Robert Clohessy ...
Alley Tough #1
Tanya Cunningham ...
Girlfriend
Deena Engle ...
Park Mother #1
Ellia English ...
Bag Lady
 Sandye Wilson          --- La riche fiancée
etc, ainsi que Darnell Williams, Trula Hoosier

 97 minutes

A New York en hiver, un artiste solitaire propose d'esquisser le portrait des passants. Sur le trottoir il cotoie entre autres un marionnettiste et sa poupée, un danseur, un jongleur et aussi un autre croqueur de portraits. Celui-ci est immense et bien sûr ce jour-là il pique le seul client de l'artiste qui compense sa petite taille par la ruse pour récupèrer son client. Un peu plus tard une jeune femme vient se poser sur son tabouret mais à peine a-t-il dessiné un oeil qu'elle s'en va aussitôt à un rendez-vous oublié. Le soir un couple avec une poussette demande à l'artiste de dessiner le minois de leur petite fille. Le père en profite pour s'éloigner et semble avoir de mauvaises fréquentations. Le portrait terminé il rejoint sa femme qu'il finit par abandonner en emmenant l'enfant.
Plus tard alors que le portraitiste retourne dans son squatt, il aperçoit deux hommes qui poignardent le père. Non loin la poussette et la petite fille se trouvent dans l'ombre. Le jeune homme les porte à la lumière d'une rue passante et se met en tête de les abandonner là, dans l'espoir que quelqu'un les emmène. Il finit par revenir sur ses pas et ramène la petite chez lui. Le lendemain il s'arrange pour dérober des vêtements d'enfants dans une boutique qui est justement tenue par sa cliente de la veille. Celle-ci compréhensive rajoute une peluche à son butin avant de retourner plus tard se faire croquer le portrait. Tous deux s'apprivoisent lentement.
Par la suite l'artiste s'amuse à faire dessiner la petite fille, provoquant ainsi l'intérêt des passants qui s'arrachent ses dessins : Cela donne l'idée à deux malandrins de la kidnapper ...


Une fois n'est pas coutume il s'agit ici d'un film datant de 1989. Presque complétement muet, il rappelle sans conteste The Kid de Charlie Chaplin auquel il rend hommage. Aucun intertitre ne ponctue cette œuvre très personnelle, seule la musique accompagne parfaitement les images qui auraient été tournées en 15 jours et demi, en février, au plus fort d'une vague de froid à New York. Chapeau bas au passage au compositeur de cette partition particulièrement soignée et en parfaite symbiose avec l'action.
L'acteur-réalisateur nous emmène dans les rues de New York et fait oublier la caméra. Nous suivons l'artiste sans avoir à subir le froid ou des dangers potentiels dans ces rues glacées souvent recouvertes de neige. Dans un somptueux noir et blanc, le vent souffle, les passants sont emmitouflés et la vie continue quoi qu'il arrive.

On se prend à s'intéresser à conditions de vie de ce mec qui semble se débrouiller pas trop mal. Après avoir tenté de rechercher la mère, il s'occupe de la petite fille avec tendresse et s'y attache. Son squatt est organisé et il peut acheter à manger. Il dérobe quelques vêtements mais s'arrange pour rendre de l'argent à la jeune femme qui s'éprend de lui, de même qu'il ramène les bougeoirs qu'il lui a piqués.
On comprend la difficulté à s'occuper de la petite fille lorsque sa maison est démolie. Débrouille et loin d'accepter la facilité il préfère refuser l'offre d'habiter chez celle qui l'aime et qui est fortunée. Il vit en marge de cette société parallèle dans laquelle il évolue sans attaches (possessions ou amis). Détaché du monde qui l'entoure un peu à la façon d'un Buster Keaton, il lui arrive des aventures qui sortent de l'ordinaire (et comme lui il ne sourit pas). Son attachement à la petite fille déclenchera la rencontre avec cette femme très concrète et pratique : Sa gentillesse et son intérêt pousseront l'artiste à se tourner vers l'amour et donc vers la vie qui l'entoure. Par ce biais il s'éveille finalement à la parole de son prochain.
Symboliquement le portrait est aussi une forme d'identité. D'ailleurs on notera que c'est par le biais du portrait dessiné auparavant par lui et maintenant imprimé sur une brique de lait que l'artiste comprendra que la petite fille est recherchée par sa maman.

Le film ou plutôt cette satire sociale traite avec sérieux le sujet de la population silencieuse et méconnue des sans-abris. Après nous avoir intéressés à son personnage Charles Lane bascule dans la réalité, au milieu des défavorisés il se retrouve tout seul. En acceptant les sandwiches de la jeune femme, il change de statut social. Et soudainement les personnes dans le besoin se mettent à parler et cela agit comme un électrochoc : ces gens-là parlent aussi, ils ont donc une identité, du coup l'artiste sort du monde dans lequel il vivait jusque là pour renaître à la vie !
Et c'est là que réside la grande force de ce film car après nous avoir intéressés à la vie de cet homme il nous balance son monde en pleine figure. Comment ne pas être sensible à ce message plein d'espoir pour l'humanité vu sous cet angle ?

"Je souhaite que lorsque le public verra mon film, il commence par rire mais qu'il finisse par assimiler l'envie de regarder différemment les sans-abris. Tout homme est le gardien de son frère". Le but de Charles Lane est atteint, et on ne s'ennuie pas une seconde durant tout le film.

Charles Lane la joue minimaliste et sa petite fille est adorable. Sandye Wilson est énigmatique, mi-femme mi-sphinx, son visage androgyne et sculptural est très intéressant, je la verrais très bien incarner une reine d'Egypte !

Ce film tragi-comique engagé est sorti au cinéma en version restaurée le 9 octobre 2013. restaurée par Carlotta Films avec la participation du Centre National du Cinéma et de l'image animée (CNC) à partir du négatif caméra original.



Sandye Wilson
Cliquez pour agrandir
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samedi 12 octobre 2013

The Cossacks - George W. Hill, Clarence Brown - 1928



John Gilbert ...
Lukashka
Renée Adorée ...
Maryana
Ernest Torrence ...
Ivan
Nils Asther ...
Prince Olenin Stieshneff
Paul Hurst ...
Sitchi
Dale Fuller ...
Ulitka (Maryana's mother)
Mary Alden ...
Lukashka's mother
Josephine Borio ...
Stepka
Yorke Sherwood ...
Uncle Eroshka
Joseph Marievsky ...
Turkish Spy (as Joseph Mari)


90 minutes

Non loin de la frontière turque, des cosaques s'en vont au combat et ramènent quelques prisonniers au village dans lequel les femmes les attendent. Parmi elle Maryana aimée par Lukashka, le fils du chef et plus vaillant guerrier des environs.
Les hommes vénèrent leur chef qui de montre peu fier de son fils, une femmelette qui est la risée du village car il ne s'intéresse pas aux équipées sauvages des cosaques qui ont pour habitude d'attaquer leurs voisins turcs.
Un jour à leur retour d'une de ces équipées sauvages et après que les hommes se soient imbibés de vodka pour fêter leur victoire ils s'en prennent à Lukashka qui conte fleurette à Maryana. Pour ce faire ils le déguisent en femme et lui intime l'ordre de presser le raisin, un travail de femme. Attaché à un poteau et vêtu de force d'une tunique féminine et de fleurs sur la tête, Luksashka est humilié devant les yeux de Maryana qui lui lance même quelques raisins à la tête.
Son père honteux décide de lui donner une correction mais son fils n'en peu plus et lui rend la monnaie de sa pièce de belle manière. La leçon semble avoir porté ses fruits, Lukashka semble être devenu un homme et mène la prochaine attaque contre les turcs après que leurs prisonniers se soient évader en emmenant quelques chevaux. Il fait la fierté des hommes du village pour lesquels il faut avoir été blessé au combat et avoir tué quelques turcs pour être un vrai cosaque. Mais cela ne l'empêche pas de se montrer désormais distant envers Maryana.
Lors du raid suivant un prince envoyé par le petit père de Moscou fait son apparition. Le Tsar souhaite que le sang de son peuple soit mélangé et donc le prince est prié de trouver une femme au village en vue des épousailles. Ses yeux se portent évidemment sur la belle Maryana et par chance il est logé chez sa mère, la veuve Ulitka ce qui lui permet de courtiser et de très se montrer empressé à tel point qu'il lui propose le mariage. A son reotur, jaloux, Lukashka courtise une gitane d'un peu trop près et Maryana accepte l'offre du prince...


On oscille entre le tragique et le comique. Évidemment, pour être cosaque il faut être qualifié ! Ainsi le gentil Lukashka deviendra grand, comme son rustre de papa interprété par le toujours excellent Ernest Torrence, plus vrai que nature dans ce rôle !
Le revirement qui voit Lukashka devenir tout à coup un homme est un peu grossier, on a de la peine à le croire car comment imaginer que ce gentil et souriant garçon ait trouvé une raison valable pour devenir un "vrai" homme en se battant contre son père ? Tout le monde sait pourtant bien qu'il faut bien plus de force de caractère pour se montrer différent des autres, ou bien ?
Mais qu'importe les raisons, les cosaques semblent aimer rigoler, ça tombe bien moi aussi. On passe un bon moment grâce à ces charmants acteurs que sont Renee Adoree et John Gilbert dont c'est le cinquième films ensemble (il me semble) après Honor First 1921, A Man's Mate 1924, The Big Parade 1925 et The Show 1927; ils tourneront encore ensemble Redemption en 1930.
Outre les scènes de flirt, il y a de nombreuses scènes de combat et deux moments particulièrement intenses : L’affrontement entre son père et Lukashka, et la scène où tous deux sont capturés et torturés par les Turcs, ce qui donne à penser que ce film aurait pu atteindre d'autres sommets grâce à Renée Adoree qui a le chic pour se montrer touchante avec des larmes plein les yeux.

... Et si vous aimez la voltige cosaque ou la poste hongroise vous serez aussi ravis que moi, il y a en effet de nombreuses scènes qui montrent d'excellent cavaliers exécuter de magnifiques figures !

Il semble que le film devait être dirigé à la base par Viktor Tourjansky mais celui-ci s'est attelé à d'autres projets, la mise en place du script étant trop lente.






mardi 8 octobre 2013

Pink Tights - B. Reeves Eason - 1920


Gladys Walton ...
Mazie Darton
Jack Perrin ...
Rev. Jonathon Meek
Dave Dyas ...
Jerry McKeen
Stanton Heck ...
Bullato
Rosa Gore ...
Mrs. Shamfeller
Dan Crimmins ...
Smiley Dodd
Dorothea Wolbert ...
Mrs. Bump
B. Reeves Eason Jr. ...
Johnny Bump
Martin Neilan ...
Willie Shamfeller

50 minutes environ

Dans une petite et tranquille communauté très puritaine de la Nouvelle Angleterre, le Pasteur Meek veille avec bonté sur ses ouailles. A la grande joie des enfants, un cirque en tournée pose sa tente non loin du petit village.
Mazie est la trapéziste sans peur qui rêve d'une vie à la campagne. Intrépide, elle fait des tours hors du commun. Le lendemain le vent souffle mais Mazie décide d'exécuter son numéro quand même. Sous les yeux d'une foule composée de badauds plus ou moins outrés ou fascinés, elle s'accroche dessous un ballon qui l’emmène très haut dans les airs au nez et à la barbe de Jerry, le directeur du cirque qui tente bien de la dissuader de faire ce tour ce jour-là.
Lorsqu'elle n'est plus qu'un petit point dans le ciel elle saute et ouvre un parachute qui l’emmène vers le sol ferme. Or les vents capricieux la font atterrir sur le toit de la maison du pasteur, alors que le reste du parachute termine dans une mare. Le pasteur va chercher une échelle pour aider la belle à descendre et la fait passer dans sa chambre à coucher pour éviter une chute. Pendant ce temps la troupe du cirque catastrophée est persuadée de Mazie a terminé sa course dans la mare et cherche son corps.
Très gêné le pasteur ferme le rideaux afin que personne ne découvre la jeune femme chez lui. Ses paroissiens arrivent justement pour une petite fête et le petit Johnny est bien curieux ...



Le début est très bucolique. Le pasteur, incarné par le sympathique Jack Perrin caresse une fleur d'un air heureux. Non loin de lui le petit Johnny pêche en compagnie de son chien. Ensuite c'est l'entrée du cirque, la caméra s'attarde sur les cages, les hommes etc.
Le tour de Mazie est très osé : très déshabillée les femmes du village sont scandalisées par son accoutrement avant qu'elle ne s'envole vers les cieux, il faut le faire !
Le pasteur s'embrouille de peur que les bien-pensants de la ville ne découvrent Mazie et ses mimiques embarrassées sont amusantes. Le jeune Johnny ne fait que des bêtises qui déclenchent toutes sortes de situations, plus ou moins graves. Il mettra ainsi par inadvertance le feu à la chapelle dans laquelle les gens du voyage ont trouvé refuge pour la nuit.
Le film est certainement sympathique mais la version vue est dans un langage incompréhensible. Le sens est clair mais il y a énormément d'intertitres et donc on se sent un peu frustrés par manque de détails. La version vue finit très abruptement, il doit manquer un bout de film vers la fin.
A voir par curiosité jusqu'à ce qu'une version complète soit trouvée !


samedi 5 octobre 2013

It's a gift - Hugh Fay - 1923



Snub Pollard

Short, 10 minutes

Des magnats du pétrole développent de nouveaux produits et dopent leurs affaires. Ils contactent Snub, un inventeur qui a découvert un substitut du précieux or noir. 
Snub est dans son lit depuis lequel il lui suffit de tirer des cordons pour se faire servir un petit déjeuner sans avoir à se lever. Ainsi le toaster se met en route, la poule pond deux œufs qui sont automatiquement mis à cuire et ainsi de suite. 
Plus tard Snub est habillé automatiquement, sa chambre se range sans effort et il monte à bord de sa petite voiture, un espèce de suppositoire qui se déplace grâce à un aimant super puissant qu'il dirige vers les véhicules qui vont dans la direction souhaitée. Snub finit par arriver à sa destination après quelques méandres voulues ou inattendues ...



Les gags rappellent ceux de Wallace et Gromit qui pourraient être inspirés par les aventures de Snub ? Les similarités sont grandes et les inventions très proches.

La scène de Snub au lit est inventive et c'est le clou de ce film très court produit par Hal Roach. Le reste est moins attractif.

On trouve ce film sur le DVD produit par Grapevine, en compagnie de The Silent Command 1923.


mercredi 2 octobre 2013

The Silent Command - J. Gordon Edwards - 1923


Edmund Lowe ...
Capt. Decatur
Alma Tell ...
Mrs. Richard Decatur
Martha Mansfield ...
Peg Williams, the vamp
Betty Jewel ...
Dolores
Florence Martin ...
Peg's Maid
Bela Lugosi ...
Hisston
Carl Harbaugh ...
Menchen
Martin Faust ...
Cordoba
Gordon McEdward ...
Girdley
Byron Douglas ...
Adm. Nevins
Theodore Babcock ...
Adm. Meade
George Lessey ...
Mr. Collins
Warren Cook ...
Ambassador Mendizabal
Henry Armetta ...
Pedro
Rogers Keene ...
Jack Decatur

79 minutes

Hisston et Menchen opèrent pour une puissance étrangère ennemie et surveillent le canal de Panama dans le but de le faire sauter et ainsi affaiblir les forces de la flotte des Etats-Unis.

Le Capitaine Decatur travaille sur la mise en place de mines afin d'empêcher la prise du canal par l'ennemi. Ayant vent de son travail grâce à son dictagraphe qui enregistre une conversation entre l'ambassadeur et Decatur, il apprend que le seul et unique plan des défenses mises en place se trouve chez Mendizabal. Hisston envoie ses hommes récupérer le fameux plan mais la combinaison du coffre a été modifiée et les bandits croient malin de mettre le feu à la maison. Croyant à un vrai incendie l'ambassadeur ouvre le coffre et en sort le plan avant de se faire assommer. Decatur parvient à neutraliser l'un des voleurs mais le plan est détruit dans les flammes.


A Washington Decatur retrouve sa femme et ses deux enfants. Hisston décide de l'affaiblir en lancant sa vamp Peg en la faisant passer pour une veuve. Lors d'une cérémonie à Annapolis Peg fait donc de l'oeil au Capitaine puis l'approche selon le programme mis au point par Hisston : amadouer sa femme et ses enfants avant de le ferrer comme un poisson. Les plans marchent à merveilles, Decatur se rend chez Peg sous un fallacieux prétexte et boit plus que de raison. Bien sûr sa femme accompagnée de sa petite fille surviennent et Madame Decatur se montre effondrée devant son mari qui décide de la quitter. 
Plus tard Decatur en vient aux mains au cours d'une soirée huppée face à un complice chargé de manquer de respect à sa dulcinée. C'en est assez, ses supérieurs le font traduire en cours martiale, Decatur est dégradé et déshonoré, il a ainsi les coudées franches pour mieux cerner l'ennemi ...


Certains sont prêts au sacrifice ultime pour sauver leur patrie, cela ne fait aucun doute. En l'occurence on a un peu de la peine à croire que l'ennemi soit si stupide et se laisse prendre au jeu orchestré par le supérieur de Decatur qui lui fait jurer le secret : personne ne doit connaitre sa mission il en va du sort de la nation.
Ainsi Decatur n'hésitera pas à sacrifier sa famille, son beau père et son beau-frère aussi dans la Navy, en se montrant grossier au passage ce qui aurait peut-être dû mettre la puce à l'oreille de ses proches. Visiblement personne ne doute de son revirement et c'est étonnant. Sa femme demande donc le divorce.
Implicitement Decatur quitte sa femme pour vivre avec Peg, on ne saura jamais ce que ce sacrifice implique. De même que j'aurais bien voulu voir la scène des retrouvailles avec sa femme à la fin à la place de ce final sirupeux où tout est bien qui finit bien, les marins fêtant joyeusement le Capitaine et sa femme semble l'accueillir avec amour, après avoir demandé le divorce !

Dommage que le spectateur ne soit pas mis dans la confidence plus tôt, le réalisateur aurait pu jouer sur les sentiments partagés du héros qui semble du coup moins héroïque, d'autant plus qu'on se doute bien, connaissant nos amis américains, d'avoir sous les yeux un film patriotique et donc le film ne leurre pas le spectateur !

Très belle scène de combat sur le bateau, on comprend que Bela Lugosi ait été choisi pour incarner Dracula, il donne l'impression durant quelques minutes de vouloir dévorer Edmund Lowe ! Le combat est sanglant mais notre héros se remet très vite de ses blessures ...

On trouve ce film chez Grapevine. Sur le même DVD on trouve It's a Gift avec Snub Pollard.

Titres :
  • Sa patrie (France)
  • El mudo mandato (Spain)
  • Der Hochverrat von Panama (Austria)








mardi 24 septembre 2013

Confession of a Queen - Victor Sjöström - 1925



Alice Terry ...
Frederika / The Queen
Lewis Stone ...
The King
John Bowers ...
Prince Alexei
Eugenie Besserer ...
Elanora
Helena D'Algy ...
Sephora
Frankie Darro ...
Prince Zara
Joseph J. Dowling ...
Duke of Rosen (as Joseph Dowling)

60 minutes

D'après Les Rois en exil, un roman d'Alphonse Daudet


Le roi Christian II d'Istyrie est célibataire. Très endurci, il fait encore la fête la veille de son mariage arrangé par le Duc de Rosen. Durant la soirée sa maitresse, Sephora, se fait marquer la cheville aux initiales du roi qui semble bien se moquer de son future mariage avec la fille d'un souverain voisin.
Le lendemain Frederika, la fille du roi de Dalmatie arrive en bateau. Le Prince Alexei n'a d'yeux que pour elle et Christian se montre plutôt intéressé par cette belle et noble jeune fille.
Après le mariage les époux se retirent dans leurs appartements et Frederika demande à son mari de mieux se connaitre avant de partager la couche. Christian se retire donc par un couloir secret dans les appartements de Sephora, trop contente de le retrouver. Mais Frederika les aperçoit et comprend alors que le roi en aime une autre.
Après quelques mois le Duc de Rosen fait comprendre qu'un héritier est indispensable au maintien de la dynastie. Quelques années plus tard son fils Zara est la seule consolation dans la vie de la Reine. Soutenue par Alexei, plus amoureux que jamais, la Reine reste digne.
Plus tard, la révolution fait rage et la Reine menace de sauter par la fenêtre si Christian signe son abdication. Le roi réalise alors la valeur de sa femme et réussit à la faire évader, elle et son fils, en compagnie d'Alexei et Eleanora. 
Réfugiés à Paris le Roi se montre jaloux d'Alexei et boit. Lorsqu'une délégation se présente afin de le rétablir sur le trône, Christian est ivre et recommande à sa place Alexei. Sephora de son côté fait son apparition à Paris. Christian comprend qu'elle est l'arme du destin chargée de le supprimer mais de son côté Frederika comprend qu'Alexei est derrière les révolutionnaires et s'enfuit avec son mari et son fils, laissant sur lle trône Alexei.


Il manque deux bobines vers la fin mais ce n'est pas trop gênant car les scènes manquantes nous sont expliquées par un narrateur. Un film de facture traditionnelle qui semble sans surprise, à moins que les bobines manquantes m'induisent en erreur ?
Il est assez facile de prédire le déroulement de l'action, Lewis Stone et Alice Terry se montrent plutôt pincés. Dommage de ne pas avoir consacré plus de temps au personnage de Alexei, joué par l'excellent John Bowers que l'on voit trop peu, c'est là mon plus grand regret ! 
A noter le petit Frankie Darro dans le rôle de Zara, toujours mignon à regarder.


lundi 16 septembre 2013

It's the Old Army Game - A. Edward Sutherland - 1926



 

W.C. Fields ...
Elmer Prettywillie
Louise Brooks ...
Mildred Marshall
Blanche Ring ...
Tessie Overholt
William Gaxton ...
George Parker
Mary Foy ...
Sarah Pancoast
Mickey Bennett ...
Mickey
Josephine Dunn ...
Society Bather
Jack Luden ...
Society Bather
George Currie ...
Artist

70 minutes

En Floride, Elmer Prettywilllie est le propriétaire d'un drugstore qu'il tient avec son employée Mildred. Le drugstore ne marche pas très fort jusqu'au jour où George Parker, un escroc de New York, débarque et loue la vitrine pour vendre de l'immobilier. Dès ce jour le drugstore fait bondir ses ventes mais le passé de George le rattrappe et Elmer se rend à New York avec sa vieille Ford ...


Je ne suis pas très sensible à ce genre d'humour très lourd. Pas de surprise, on connait l'histoire avant même de l'avoir vue. Les gags ne sont pas très subtiles.
Louise Brooks est adorable par contre, ses nombreux admirateurs seront ravis de la voir.
William Gaxton, un cousin de Leo Carillo, n'a pas une grande carrière cinématographique à son actif, il était plutôt connu pour sa carrière de théâtre ou dans le vaudeville.

Le titre rappelle les années d'armée du héros, pendant lesquelles il a appris bon nombre de "trucs" pratiques qui visiblement ne lui sont pas d'une grande utilité dans la vie civile ...





vendredi 13 septembre 2013

Officer 444 - Francis Ford - 1926



Ben F. Wilson ...
Officer 444
Neva Gerber ...
Gloria Grey
Ruth Royce ...
The Vulture
Al Ferguson ...
Dr. Blakely
Lafe McKee ...
Capt. Jerry Dugan
Jack Mower ...
Officer Patrick Michael Casey
Arthur Beckel ...
James J. Haverly
Harry McDonald ...
Snoopy
Frank Baker ...
Dago Frank
Philip Ford ...
Haverly's Son (as Phil Ford)
Francis Ford ...
Fire Chief
Margaret Mann ...
Senior Nurse
August Vollmer ...
Himself - Chief of Police of Berkeley, CA

200 minutes
10 épisodes, serial
1. Flying Squadron 2. Human Rats 3. Trapped 4. Gassed 5. Missing 6. The Radio Ray 7. Death's Shadow 8. Jaws of Doom 9. Underground Trap 10. Justice

(1er épisode, The Flying Squadron)
Un incendie est déclaré dans l'usine de produits chimiques Haverly. Le propriétaire grièvement blessé déclare avoir reçu une balle tirée par Dago Frank, le bras droit d'un criminel nommé The Frog. Celui-ci a l'apparence d'un éclopé ce qui lui permet d'attirer la compassion, son assistance se fait appeler The Vulture. L'agent 444 au péril de sa vie arrête Dago et sauve une petite fille devant les yeux de l'assistance médusée.
A l’hôpital l'agent 444 est soigné par la jolie infirmière Gloria Grey, par la suite elle devra prendre un message codé que lui dicte Haverly pour son fils avant de mourir. De loin The Frog qui se fait passer pour un blessé surprend les paroles et s'arrange pour enlever Gloria et le fils de d'Haverly...

(2e épisode, Human Rats)
L'officier 444 et son fidèle acolyte Casey se battent comme des beaux diables pour délivrer Gloria et le fils Haverly retenus dans les anciens tunnels des égouts. Un groupe de scientifiques occidentaux se réunit secrètement, présidé par un certain Professeur Kalium. Le Dr Blakely suivi par Snoopy agit très bizarrement. Un mystérieux jeune homme erre dans la rue et envoie des signaux codés à l'aide de son cigare. Dans une arrière salle du café du dragon The Frog a son quartier général. Les trois amis vêtus en civil sont capturés par la bande...

Ce serial n'est pas passionnant du tout, même s'il nous donne l'occasion de voir danser le charleston à cette époque, par exemple ... mais c'est bien peu à nous mettre sous la dent.



Né en 1876 Wilson débuta sa carrière chez Thomas Edison à Fort Lee sous le nom de Benjamin Wilson. Il débute sa carrière d'acteur dans Silver Threads Among the Gold (1911) de Edwin S. Porter's pour Edison Co.
Durant sa carrière il tourna 168 films en tant qu'acteur, dirigea 123 films, en produisit 69 et écrivit 11 scenarii.
A la fin des années 20 il touche le fond en travaillant pour les productions Morris R. Schlank pour lesquelles il écrit, produit et dirige des films muets. Il meurt en 1930 de complications cardiaques à l'âge de 54 ans après avoir tourné dans son seul film parlant, Shadow Ranch tourné par Universal avec Buck Jones dans lequel il n'est même pas crédité.





Titres français (incomplet)

Admirable Crichton (L') Aigle des Mers (L') Ailes Brisées (Les) Amour de Jeanne Ney (L') Après la pluie le beau temps Arche de Noé (L') Asphalte Au Service de la loi Au bout du monde Aurore (L') Avalanche (L') Baiser (Le) Barbara fille du désert Bardelys le magnifique Bateau ivre (Le) Belle ténébreuse (La) Bessie à Broadway Bon petit diable (Le) Bru (La) Bête enchaînée (La) C'est la Vie Caravane vers l'ouest Casaque verte (La) Ce n'est qu'un au revoir Cendres de vengeance Chanson païenne Chapeau de New York (Le) Charrette fantôme (La) Chasseurs de baleines (Les) Chasseurs de salut (Les) Club des trois (Le) Coeur Fidèle Coeur de l'humanité (Le) Coeur nous trompe (Le) Coeurs du monde Comte de Monte Cristo (Le) Cottage enchanté (Le) Crainquebille Crépuscule de Gloire Cuirassé Potemkine (Le) Dame de pique (La) Damnés de l'océan (Les) Dans la tourmente Dans la ville endormie Danse Rouge Dernier avertissement (Le) Dernier des Don Farrel (Le) Dernier des Mohicans (Le) Deux orphelines (Les) Diable au Corps (Le) Divine (La) Dix Commandements (Les) Droit au bonheur (Le) Droit d'aimer (Le) Droit d'asile (Le) Déshérités de la vie (Les) Désordre et Génie Empreinte du passé (L') Enchantement Enigme (L') Ensorceleuse (L') Escaliers de service Et puis ça va Eternel problème (L') Etoiles de la gloire (Les) Etudiant de Prague (Le) Eventail de Lady Windermere (L') Expiation Femme au corbeau (La) Fiancées en folie (Les) Figurant (Le) Fils d'Amiral Fils du Sheik (Le) Fleur d'amour (La) Forfaiture Foule (La) Frères Brigands (Les) Grande Parade (La) Heure suprême (L') Homme aux yeux clairs (L') Homme du large (L') Homme que j'ai tué (L') Homme qui rit (L') Huit jours de bonheur Idylle dans la tourmente (UNe) Illusion perdue (L') Indésirable (L') Infidèle (L') Insoumise (L') Instinct qui veille (L') Interférences Intrépide amoureux (L') Jaguar de la Sierra (Le) Jardin du plaisir (Le) Jardinier (Le) Jeune Rajah (Le) Jim le Harponneur Journal d'une fille perdue (Le) Justicier (Le) Larmes de clown Lettre écarlate (La) Lien brisé (Le) Loi des montagnes (La) Loulou Lys brisé (Le) Lâche (Un) Mariage mouvementé (Un) Mauvaise brebis (La) Maître à bord (Le) Monte là-d'ssus Moran du Lady Letty Mystérieux X (Le) Mécano de la Général (Le) Nuits de Chicago (Les) Oiseau noir (L') Opérateur (L') Page folle (Une) Palais de la chaussure Pinkus (Le) Parias de la vie Patrie (Sa) Phalène Blanche (La) Piste de 98 (La) Portes de l'enfer (Les) Père Serge (Le) Quatre Fils (Les) Rail (Le) Rançon d'un trône (La) Rapaces (Les) Repentir (Le) Riche famille (Une) Rictus de Satan (Le) Ris donc paillasse Rose blanche (La) Roue de la Fortune (La) Routes en croix Rue des rêves (La) Rue sans joie (La) Rédemption de Rio Jim (La) Réprouvé (Le) Réquisitoire Révoltés (Les) Révélation Sa majesté la femme Satan Secrets Secrétaire particulière (La) Serment de Rio Jim (Le) Sexes enchaînés Signal de feu (Le) Sirène du Pacifique (La) Soif de vivre (La) Solitude Sorcellerie à travers les âges (La) Sportif par Amour Tais-toi mon coeur Talisman de Grand-mère (le) Tempête Tentatrice (La) Tigresse royale (la) Tombeau des amants (Le) Tricheuse Trois lumières (Les) Trois âges (Les) Veilleur de rail (Le) Vengeance de Jim (La) Vierge mariée (La) Vikings (Les) Visages d'enfants Vive la France! Vive le sport! Voleuse (La) Volonté du mort (La) amant éternel (L') Île du Salut (l')

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